Un incident grave survenu à bord d'un vol Ryanair reliant Thessalonique à Memmingen, en Allemagne, a fait l'objet d'un témoignage direct. L'épouse d'un passager grièvement blessé a décrit les instants où son mari a été partiellement aspiré par un hublot qui s'était brisé en plein ciel. Selon ses déclarations, la tête du voyageur est restée coincée à l'extérieur de l'appareil pendant « deux ou trois minutes ». « La dame assise à côté de lui et moi-même avons essayé de le tirer en arrière », a-t-elle expliqué.

Les données de suivi du vol indiquent que l'avion, un Boeing 737-800, se trouvait en l'air depuis une dizaine de minutes lorsqu'il a entamé une descente vertigineuse de 2 700 mètres (9 000 pieds). Des passagers ont rapporté avoir entendu « une sorte d'explosion » avant que la vitre ne cède. L'appareil est rapidement retourné vers son aéroport de départ.

Passager blessé et hospitalisé

Un responsable hospitalier grec a confirmé qu'un ressortissant serbe âgé de 61 ans avait été pris en charge pour des brûlures de friction, conséquence probable du frottement de son corps contre le bord du hublot. Aucune indication n'a été fournie sur son état de santé actuel.

L'enquête se concentre sur le moteur

Les premières hypothèses techniques pointent vers un débris issu d'un des réacteurs de l'avion. Selon des éléments préliminaires, des fragments du moteur endommagé auraient heurté le hublot, provoquant sa rupture. L'analyse de l'épave et des enregistrements de bord doit permettre de confirmer cette piste et d'établir la séquence exacte des événements.

Réaction de la compagnie

Ryanair a indiqué dans un communiqué que le vol, effectué vendredi matin, était revenu « peu de temps après le décollage lorsqu'un hublot passager s'est désolidarisé en vol ». La compagnie a précisé coopérer pleinement avec les autorités chargées de l'enquête. Ni Ryanair ni les autorités aéronautiques n'ont pour l'instant communiqué sur l'état des moteurs ou l'entretien de l'appareil.

Contexte et implications

Cet incident relance les interrogations sur la résistance des hublots d'avion et les risques liés aux projections de débris moteurs. Bien que les fenêtres des cabines pressurisées soient conçues pour supporter des contraintes extrêmes, un impact de taille suffisante peut les fragiliser. Les enquêteurs examineront également si des signes de fatigue ou des défauts de maintenance ont pu contribuer à la défaillance.

La descente d'urgence de 2 700 mètres en quelques minutes soulève par ailleurs des questions sur la réaction de l'équipage et la gestion de la dépressurisation. Les passagers, sous le choc, ont été pris en charge à l'atterrissage. Le parquet grec aurait ouvert une information judiciaire, mais aucune confirmation officielle n'a encore été communiquée.