Une offre de reprise a été déposée pour Fibre Excellence, société qui possède les deux dernières usines de pâte à papier encore en activité en France. L'initiative émane de certains de ses dirigeants, qui souhaitent créer une nouvelle entité reprenant la totalité des actifs et des salariés.
Un redressement judiciaire récent
La papeterie avait été placée en redressement judiciaire le 27 avril dernier, une procédure destinée à lui permettre de surmonter ses difficultés financières tout en poursuivant son exploitation. Cette situation a conduit les cadres du groupe à élaborer un projet de reprise, dont les contours ont été officiellement soumis aux autorités compétentes.
Les objectifs de l'offre
Selon un porte-parole de Fibre Excellence, « l'objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l'intégralité des actifs et des salariés ». Cette déclaration, faite à l'AFP, traduit la volonté des repreneurs de maintenir l'outil industriel et l'emploi dans un secteur stratégique pour la filière bois française. Les deux usines du groupe sont en effet les seules du pays à produire de la pâte à papier, matière première essentielle pour de nombreux produits.
Un enjeu industriel majeur
La survie de ces installations est cruciale pour l'approvisionnement de l'industrie papetière nationale. Leur disparition menacerait des centaines d'emplois directs et indirects, ainsi que l'équilibre de la filière forêt-bois. L'offre déposée par les dirigeants vise donc à éviter une défaillance qui aurait des conséquences économiques et sociales importantes.
Les suites de la procédure
La proposition doit maintenant être examinée par le tribunal de commerce, qui statuera sur son bien-fondé dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire. D'autres éventuelles offres concurrentes pourraient également être étudiées. Le nom des dirigeants porteurs du projet n'a pas été rendu public, pas plus que le montant de l'offre ou le calendrier précis de la reprise.
Un secteur sous pression
Fibre Excellence évolue dans un contexte de marché difficile, marqué par la hausse des coûts énergétiques et la concurrence internationale. Le redressement judiciaire avait déjà sonné comme un signal d'alarme pour la filière. La reprise par ses propres dirigeants pourrait offrir une solution de continuité, en conservant un management connaissant bien les spécificités du site et les enjeux du métier.