Google étoffe sa gamme de dispositifs connectés avec le Fitbit Air, un bracelet de suivi de la santé dépourvu d’écran, vendu environ 100 euros. L’appareil s’inscrit dans la tendance des trackers minimalistes lancée par Whoop, mais cherche à s’en démarquer par un prix plus accessible et l’intégration d’un assistant basé sur l’intelligence artificielle. Un test prolongé permet d’en mesurer les forces et les faiblesses.

Un design épuré et un confort quotidien Le Fitbit Air abandonne tout affichage, à l’instar de son concurrent Whoop. Ce choix de conception vise à alléger l’appareil et à prolonger son autonomie, sans pour autant sacrifier les fonctionnalités de suivi. Porté sans interruption pendant plusieurs jours, le bracelet se fait oublier, ce qui facilite le port permanent, indispensable pour une mesure fiable des données de récupération et de sommeil.

L’intelligence artificielle au cœur de l’expérience L’atout principal du Fitbit Air réside dans son application repensée, désormais baptisée Google Health, et dans le lancement du Google Health Coach. Ce coach virtuel, propulsé par l’IA, assiste l’utilisateur dans la planification des entraînements, l’analyse de la récupération et les conseils nutritionnels. Lors des tests, l’outil a montré une réelle utilité pour structurer les séances et interpréter les indicateurs physiologiques. Toutefois, l’intelligence artificielle n’est pas infaillible : quelques recommandations se sont avérées inadaptées au contexte personnel de l’utilisateur, rappelant que l’algorithme nécessite encore des ajustements.

Suivi santé complet, suivi sportif en demi-teinte Le bracelet excelle dans le suivi global de la santé : rythme cardiaque, qualité du sommeil, niveau de stress et dépense énergétique sont restitués avec une bonne précision. En revanche, les amateurs de sport pourraient être moins séduits. Lors des séances de course à pied, de musculation, de yoga et d’elliptique, le Fitbit Air a montré des limites dans le calcul de certaines métriques propres à l’effort intense, comme la mesure des charges ou la détection automatique d’exercices spécifiques. Pour un usage sportif exigeant, il reste en retrait par rapport à des montres connectées dédiées.

L’abonnement, clé de voûte du service Comme chez Whoop, l’expérience complète du Fitbit Air dépend d’un abonnement premium. Sans celui-ci, certaines fonctionnalités avancées, notamment le coach IA, sont restreintes. Google propose ainsi un modèle économique qui mise sur les revenus récurrents plutôt que sur la vente du seul matériel. Le rapport qualité-prix reste attractif pour ceux qui recherchent un suivi santé continu sans avoir à porter un écran au poignet.

Verdict provisoire Le Fitbit Air confirme que le marché des trackers sans écran a de l’avenir. Avec son prix compétitif et l’apport de l’IA, Google parvient à proposer un produit à la fois confortable et utile. Mais pour les sportifs cherchant un compagnon d’entraînement précis, les lacunes dans le suivi de certaines activités pourraient les orienter vers des solutions plus spécialisées. L’essai d’une semaine révèle un appareil prometteur, dont le succès dépendra de la fiabilité à long terme de son intelligence artificielle.