Les Rolling Stones dévoilent ce vendredi 10 juillet leur 25e album studio, sobrement intitulé « Foreign Tongues ». Après une campagne marquée par des messages énigmatiques, le trio formé par Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood livre une collection de morceaux qui, selon le groupe, reste fidèle à leur signature sonore tout en explorant des teintes blues, country et rock. L’enregistrement s’est déroulé en un mois dans la capitale britannique, sous la houlette du producteur Andrew Watt, déjà aux manettes sur leur précédent opus, « Hackney Diamonds », paru en 2023.

Un plateau de prestige

Le nouvel album se distingue par la présence de plusieurs figures majeures de la musique. Paul McCartney, ancien bassiste des Beatles, prête son talent sur une pièce du disque. Mick Jagger a raconté que cette collaboration s’est faite naturellement : connaissant l’artiste depuis des décennies, il n’avait pourtant jamais joué de la basse avec le groupe auparavant. La partie confiée à McCartney, décrite comme une ligne de basse funk, a été enregistrée en une dizaine de minutes seulement, le musicien ayant saisi immédiatement l’esprit recherché. De son côté, Paul McCartney a confié avoir ressenti une « excitation » particulière en se rendant en studio avec son instrument, se laissant guider par le groupe sur le morceau.

Robert Smith, le chanteur et guitariste de The Cure, figure également au générique. Sa participation est née d’une rencontre presque fortuite. Alors qu’il se trouvait dans le studio d’enregistrement, Mick Jagger l’a reconnu et l’a invité à contribuer. Robert Smith a d’abord décliné, affirmant n’avoir pas préparé cette éventualité et être venu dans l’intention de profiter des rafraîchissements. Il a finalement cédé après que le producteur Andrew Watt l’a encouragé à brancher sa guitare.

Un hommage à Charlie Watts

L’album comporte aussi une apparition posthume de Charlie Watts, le batteur historique du groupe décédé en 2021. Les bandes utilisées proviennent de l’une de ses dernières séances d’enregistrement, avant sa disparition. Ce choix permet au groupe de rendre hommage à celui qui a façonné le groove des Stones pendant près de six décennies.

Un enregistrement express

L’ensemble des sessions s’est déroulé à Londres sur une période d’environ un mois, une durée ramassée pour un groupe de cette envergure. Andrew Watt, producteur connu pour son travail avec Post Malone ou Pearl Jam, a supervisé la production. La rapidité du processus n’a pas empêché le soin apporté aux arrangements, comme en témoigne la diversité des styles annoncés.

« Foreign Tongues » succède à « Hackney Diamonds », qui avait rencontré un large succès critique et commercial. Trois ans après, les attentes sont élevées. Un spécialiste du rock interrogé à l’occasion de cette sortie a qualifié ce retour d’« excitant », soulignant que « personne ne veut rater le bon dernier son des Stones ». Reste à savoir si ce 25e album studio confirmera la forme resplendissante du groupe, qui ne cesse de repousser les limites de l’âge et de la longévité artistique.