La France saisit le Sénat paraguayen

Le président du Sénat français, Gérard Larcher, a formellement demandé aux autorités parlementaires du Paraguay d’engager des sanctions à l’encontre de la sénatrice Celeste Amarilla. Cette dernière a proféré des insultes racistes à l’adresse de Kylian Mbappé, attaquant et capitaine de l’équipe de France, à l’issue d’un match de la Coupe du monde qui a vu le Paraguay être éliminé par la France.

Dans un courrier adressé à son homologue paraguayen, Gérard Larcher a jugé que les propos tenus par la sénatrice étaient « indignes d’un élu » et a appelé à une « réponse ferme et exemplaire » de la part de l’institution. Il a également souligné que de tels agissements portent atteinte à l’image du Parlement lui-même.

Des insultes racistes et des menaces de poursuites

L’affaire a éclaté au début du mois de juillet 2026, peu après la rencontre entre le Paraguay et la France. La sénatrice Celeste Amarilla s’en est prise verbalement à Kylian Mbappé en des termes racistes, avant de le menacer de poursuites judiciaires pour « violence de genre ». Le joueur, de son côté, a répliqué en qualifiant la sénatrice de « femme méprisable ».

L’avocat de la sénatrice paraguayenne a ensuite estimé que Kylian Mbappé pourrait être extradé vers le Paraguay dans le cadre de ces poursuites. Cette déclaration a suscité de vives réactions en France, où plusieurs responsables politiques ont apporté leur soutien au joueur.

Soutien de l’exécutif français et de l’ONU

Le président de la République, Emmanuel Macron, a personnellement pris la défense de Kylian Mbappé, dénonçant des « propos inacceptables ». L’Organisation des Nations unies a également fait part de son soutien au footballeur, tandis que la justice française a ouvert une enquête sur les insultes racistes proférées par la sénatrice.

Gérard Larcher, en sa qualité de deuxième personnage de l’État, a donc décidé d’intervenir directement auprès du Sénat du Paraguay pour demander une sanction disciplinaire. Selon plusieurs sources parlementaires, cette démarche est rare entre institutions législatives et témoigne de la gravité des faits.

La réponse attendue du Paraguay

Pour l’heure, le Sénat paraguayen n’a pas encore officiellement répondu à la requête de son homologue français. Celeste Amarilla, de son côté, continue de réclamer des excuses publiques de la part de Kylian Mbappé. Elle a également annoncé qu’elle ne retirerait pas sa plainte pour « violence de genre », une procédure qui vise à faire condamner le joueur au Paraguay.

Cette affaire, qui mêle sport, politique et justice, met en lumière les tensions diplomatiques entre la France et le Paraguay. Elle soulève également la question de la responsabilité des élus face aux propos racistes. Gérard Larcher a insisté sur le fait que « les élus doivent montrer l’exemple » et que « de tels comportements ne sauraient être tolérés au sein d’une assemblée parlementaire ».

Un précédent dans les relations franco-paraguayennes

Les relations entre les deux pays, généralement cordiales, sont mises à rude épreuve par cette affaire. Le ministre français des Affaires étrangères a également condamné les propos de la sénatrice, tout en appelant à ne pas jeter l’opprobre sur l’ensemble du peuple paraguayen. De nombreux observateurs estiment que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les relations bilatérales, notamment dans les domaines économique et culturel.

En attendant, la Fédération française de football a annoncé qu’elle se porterait partie civile dans toute procédure judiciaire visant Kylian Mbappé. Le joueur, qui a maintes fois dénoncé le racisme dans le sport, a reçu un large soutien de la part de ses coéquipiers et de ses fans à travers le monde.

Conclusion

La demande de sanctions formulée par Gérard Larcher auprès du Sénat paraguayen constitue une étape supplémentaire dans cette affaire. Elle intervient alors que la sénatrice Celeste Amarilla maintient ses accusations et que la justice française enquête. L’issue de ce bras de fer diplomatique et judiciaire reste incertaine, mais elle pourrait fixer un précédent important en matière de lutte contre le racisme dans le sport et le monde politique.