Le bracelet Whoop, spécialisé dans le suivi de la condition physique et du sommeil, est réputé pour la qualité de ses capteurs, mais son utilisation est conditionnée à un abonnement annuel compris entre 199 et 399 euros. Sans ce paiement, l'appareil devient inutilisable, ce qui suscite des critiques parmi les utilisateurs. Un développeur a toutefois trouvé une parade en mettant au point une application open source baptisée Goose, qui rend l'abonnement superflu.
Un modèle économique sous pression
Whoop a bâti son activité autour d'une formule d'abonnement obligatoire, contrairement à la plupart des montres connectées qui fonctionnent sans frais récurrents. Cette politique a longtemps été justifiée par la nécessité de financer l'analyse avancée des données et les mises à jour logicielles. Mais le projet Goose démontre qu'il est techniquement possible de se passer de cet abonnement. En moins d'une journée, le développeur a réussi à accéder aux données brutes du bracelet et à les rendre exploitables, notamment en les transférant vers d'autres applications de santé.
Goose, une solution de contournement
L'application Goose, dont le code source est ouvert, permet donc de déverrouiller les fonctionnalités du bracelet Whoop sans passer par l'abonnement officiel. Concrètement, elle lit les informations collectées par les capteurs (fréquence cardiaque, sommeil, activité) et les met à disposition de l'utilisateur, qui peut les consulter ou les partager avec d'autres services. Ce projet a vu le jour en un temps record, ce qui illustre la relative fragilité du verrouillage logiciel mis en place par Whoop.
Quels risques pour Whoop ?
Pour l'entreprise, l'apparition de Goose représente un danger potentiel. Si d'autres utilisateurs adoptent cette solution de contournement, le modèle d'abonnement obligatoire pourrait s'effondrer. Whoop pourrait être contraint de réagir, soit en renforçant les protections logicielles de son bracelet, soit en modifiant sa politique tarifaire. À ce stade, le groupe n'a pas communiqué officiellement sur le sujet. Le projet open source, quant à lui, continue d'être développé et pourrait attirer une communauté d'utilisateurs soucieux de conserver le contrôle de leurs données de santé sans payer de redevance.