Nouvelles adhésions au mouvement de contestation
Le mouvement de grève qui secoue le centre de rétention administrative Delaney Hall, situé dans le New Jersey, s’élargit. Des dizaines de femmes détenues dans l’unité 1 de cet établissement privé géré par la société Geo Group ont annoncé leur participation à une grève de la faim et du travail, selon des informations diffusées par des responsables associatifs. Cette décision a été officialisée jeudi, marquant une extension significative du conflit social qui dure depuis plusieurs semaines.
Des revendications ancrées dans les droits fondamentaux
Les détenues ont également publié une nouvelle liste de doléances. Elles réclament notamment la libération des femmes âgées de moins de 21 ans, de celles souffrant de pathologies médicales ainsi que des mères. Par ailleurs, elles exigent une amélioration des conditions de vie au sein du centre et un traitement plus rapide de leurs dossiers d’immigration. Ces demandes, présentées comme « ancrées dans les droits humains fondamentaux », viennent s’ajouter à celles formulées précédemment par les hommes.
Un établissement sous le feu des critiques
Le centre Delaney Hall, exploité par la multinationale Geo Group, est devenu un point focal de la politique d’expulsion massive menée par l’administration Trump. La semaine dernière, plus de 300 hommes avaient déjà entamé une grève de la faim et du travail, suscitant l’inquiétude des familles et des organisations de défense des droits. Les proches des détenus dénoncent régulièrement des conditions qualifiées d’« inhumaines » et un isolement qu’ils comparent à un enlèvement.
Un conflit qui s’intensifie
Le ralliement des femmes au mouvement intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la gestion de l’immigration aux États-Unis. Les autorités n’ont pas encore officiellement réagi à ces nouvelles revendications. La situation reste tendue à Delaney Hall, où la grève se poursuit sans signe apparent de désescalade. Les associations continuent de faire pression pour que des mesures concrètes soient prises afin de répondre aux exigences des grévistes.