Les syndicats de la SNCF ont annoncé un appel à la grève pour le mercredi 10 juin, marquant la première mobilisation unitaire depuis l’année 2024. Dans leurs déclarations, ils expriment une vive inquiétude face à ce qu’ils présentent comme un niveau de suicides sans précédent au sein de l’entreprise ferroviaire. Ce constat alarmant est associé à une dénonciation du fonctionnement de la concurrence, jugée dysfonctionnelle.

Un nombre de suicides jugé inédit

Les organisations représentatives du personnel affirment que le nombre de passages à l’acte au sein de la SNCF atteint un pic jamais observé auparavant. Ce phénomène, selon elles, témoigne d’une dégradation profonde des conditions de travail. Les syndicats relient cette situation directement aux conséquences de l’ouverture du marché ferroviaire à la concurrence, qu’ils considèrent comme un facteur aggravant.

La concurrence remise en cause

L’ouverture à la concurrence, engagée depuis plusieurs années, est pointée du doigt par les syndicats. Ils estiment qu’elle crée des pressions sur les effectifs et les organisations, sans apporter les bénéfices escomptés pour les salariés ni pour la qualité du service. Le terme de « dysfonctionnement » est utilisé pour qualifier un système qui, selon les syndicats, fragilise le service public et expose les agents à des risques accrus.

Une grève unitaire inédite

Le mouvement du 10 juin revêt une importance particulière puisqu’il réunit l’ensemble des organisations syndicales de la SNCF pour la première fois en plus d’un an. L’unité d’action est présentée comme une réponse à l’urgence de la situation. Les syndicats espèrent ainsi faire pression sur la direction pour obtenir des mesures concrètes en faveur de la santé au travail et de l’avenir du rail.

Des perturbations attendues

La journée de mobilisation devrait entraîner d’importantes perturbations sur le réseau ferroviaire, tant pour les trains grandes lignes que pour les transports régionaux. Les voyageurs sont invités à se renseigner auprès de la SNCF sur les conditions de circulation. Les syndicats, de leur côté, appellent les cheminots à se joindre massivement au mouvement pour faire entendre leurs revendications.