Deux occupants de l'hélicoptère de la gendarmerie qui s'est écrasé dans le Loiret ont perdu la vie, et un troisième a été grièvement blessé. Le parquet d'Orléans a officialisé ce bilan dans la foulée du drame, survenu en début de soirée. L'appareil effectuait une mission de recherche d'un adolescent disparu lorsqu'il a chuté dans une zone boisée.

L'hélicoptère, un modèle de type Ecureuil, participait à une opération lancée pour retrouver un mineur dont la disparition avait été signalée quelques heures plus tôt. Les secours étaient parvenus à localiser rapidement le lieu de l'impact, mais les opérations de secours ont été entravées par la configuration accidentée du terrain et l'obscurité naissante.

Les trois militaires qui se trouvaient à bord sont tous des membres de la section aérienne de la gendarmerie. Le pilote et un autre gendarme ont été tués sur le coup. Le troisième occupant, dont le pronostic vital est engagé, a été héliporté vers un centre hospitalier d'Orléans. Son état est jugé critique par les médecins.

Le parquet d'Orléans a confié l'enquête à la section de recherches de la gendarmerie, assistée par le Bureau enquête accident (BEA) de la gendarmerie. Les investigations devront déterminer les causes exactes de la chute de l'appareil. Une piste technique n'est pas exclue, mais aucune hypothèse n'est privilégiée pour l'instant.

Les autorités locales ont mis en place un périmètre de sécurité autour de la zone du crash. Une cellule psychologique a été activée à destination des proches des victimes ainsi que des personnels de la gendarmerie affectés par ce drame. Le ministre de l'Intérieur s'est dit « profondément attristé » par cet accident et a salué le courage des forces engagées dans les missions de secours.

Cet accident est le plus grave impliquant un aéronef de la gendarmerie depuis plusieurs années. En 2019, un hélicoptère de la même unité avait été contraint à un atterrissage d'urgence dans le sud de la France, sans faire de victime. L'enquête en cours devra établir si des facteurs mécaniques, météorologiques ou humains ont joué un rôle dans ce nouveau crash.

Les recherches du jeune disparu, initialement menées depuis les airs, ont été suspendues après l'accident. La gendarmerie a précisé qu'elles reprendraient par d'autres moyens dès que possible, avec des effectifs au sol renforcés.