Un cauchemar qui n’en finit pas

Depuis quatre ans, un jeune habitant de la région lyonnaise vit un véritable enfer administratif. Son identité a été usurpée par un inconnu qui l’utilise pour voyager sans titre de transport sur le réseau SNCF. Les amendes, majorations et relances du Trésor public s’accumulent, plongeant le jeune homme dans une situation qu’il n’arrive pas à résorber malgré des démarches répétées.

Plus de 5 000 euros de préjudice

Le fraudeur aurait contracté près d’une trentaine d’amendes au nom de la victime, portant le total dû à plus de 5 000 euros, majorations incluses. Mi-mai, une nouvelle relance de 540 euros est tombée au domicile du jeune Lyonnais, qui venait tout juste d’obtenir un master 2 et espérait tourner la page. La mère du jeune homme a confié : « Imaginez pour mon fils, il ne va quand même pas traîner cela toute sa vie. »

Des procédures qui n’ont pas suffi

Le dossier semblait avoir connu une avancée fin 2025. Après saisine du parquet de Lyon, la SNCF avait informé le jeune homme que ses signalements seraient désormais traités comme des cas d’usurpation d’identité avérée, et automatiquement corrigés dans leurs systèmes. Mais cette promesse n’a pas été tenue : de nouveaux avis d’infraction ont continué à apparaître, et les relances du Trésor public ont repris.

Un engrenage administratif difficile à enrayer

La victime affirme avoir multiplié les plaintes, courriers et relances auprès des autorités et de la SNCF. L’usurpateur, toujours non identifié, continue d’utiliser l’identité du jeune homme pour frauder. La SNCF indique suivre le dossier « avec beaucoup d’attention » et recommande aux victimes d’usurpation d’identité de déposer une réclamation en ligne dans les trois mois suivant l’infraction.

La lassitude d’une famille

Le jeune Lyonnais a même envisagé de changer de nom pour échapper à ce harcèlement administratif. Sa mère, épuisée par cette situation qui dure depuis des années, témoigne de la détresse de son fils, qui voit son avenir professionnel compromis par des dettes qu’il n’a pas contractées. L’affaire illustre la difficulté pour les victimes d’usurpation d’identité d’obtenir réparation et de faire cesser les préjudices malgré des signalements répétés.