La justice américaine a inculpé, mardi 2 juin, deux chercheurs de nationalités néerlandaise et camerounaise pour avoir tenté d'importer aux États-Unis le virus mpox, anciennement appelé variole du singe. Employés d'un prestigieux institut de recherche américain, les deux hommes avaient été interpellés en janvier à l'aéroport de Détroit, alors qu'ils revenaient du Congo-Brazzaville.
Lors de leur contrôle, les autorités avaient découvert dans leurs bagages pas moins de 113 fioles. Les analyses ultérieures, menées par le Federal Bureau of Investigation (FBI), ont révélé que sur les vingt fioles testées, dix-sept contenaient le virus mpox désactivé. Les autorités n'ont pas précisé le contenu des autres fioles ni les intentions des deux virologues.
Selon les procureurs fédéraux américains en charge du dossier, les deux hommes encourent une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. Cette affaire soulève des questions sur la sécurité et la réglementation entourant le transport de pathogènes dangereux, ainsi que sur les contrôles aux frontières américaines.
Le mpox se manifeste principalement par une forte fièvre et l'apparition de lésions cutanées. Le virus, qui peut être mortel dans certains cas, est endémique dans plusieurs pays d'Afrique centrale et de l'Ouest. L'importation non autorisée de tels agents biologiques est strictement interdite par les lois fédérales américaines, qui imposent des déclarations et des autorisations préalables pour toute manipulation ou transport de substances infectieuses.