Un rebondissement judiciaire survient dans l’affaire qui entoure Joël Barella, mis en cause par plusieurs de ses petites-filles pour des faits d’inceste. Le conseil de ces dernières a déposé, ces derniers jours, une demande officielle visant à rouvrir deux enquêtes qui avaient été closes. Il qualifie cette démarche de « solennelle », espérant que la justice entende les « cris d’alerte » répétés des victimes présumées.

Des procédures classées sans suite

Les deux affaires concernées avaient été closes par le parquet, faute de charges suffisantes selon les premiers éléments. L’avocat des petites-filles conteste cette décision et affirme détenir des témoignages et des éléments qui n’avaient pas été pris en compte lors des investigations initiales. Il estime que les autorités judiciaires n’ont pas mesuré la gravité des accusations portées contre Joël Barella.

« Les victimes présumées ont parlé, mais leurs paroles ont été étouffées », a déclaré l’avocat. « Aujourd’hui, nous demandons que la justice examine à nouveau ces plaintes avec toute l’attention qu’elles méritent. »

Des accusations au sein de la famille

L’affaire a éclaté au grand jour lorsque plusieurs petites-filles de Joël Barella ont pris la parole pour l’accuser d’agressions sexuelles et de viols. Selon leurs témoignages, les faits se seraient déroulés sur plusieurs années, au domicile familial. L’une d’entre elles a notamment raconté avoir été victime dès l’âge de 9 ans. Les accusations ont provoqué une onde de choc au sein de la cellule familiale, certains membres ayant été accusés par les plaignantes de ne pas avoir agi.

Un contexte familial douloureux

Un témoignage poignant avait déjà été rendu public quelques jours plus tôt : celui de la mère de Jérôme Barella, également victime présumée de Joël Barella. Elle avait affirmé que l’entourage avait « tous protégé Joël », laissant entendre que des proches étaient au courant des agissements sans jamais intervenir. Ces déclarations avaient mis en lumière un possible système de silence autour des faits présumés.

Des démarches pour briser le silence

La demande de réouverture des procédures s’inscrit dans une stratégie plus large des parties civiles pour obtenir une reconnaissance judiciaire des faits. L’avocat a rappelé que les plaignantes étaient déterminées à aller jusqu’au bout. « Ces femmes ne demandent pas vengeance, elles demandent justice », a-t-il insisté.

Il a également souligné que les deux affaires avaient été classées sans qu’une confrontation complète des témoignages n’ait eu lieu. « Il est impossible que des accusations aussi précises et convergentes soient ignorées », a-t-il ajouté.

Un silence familial dénoncé

Le silence de l’entourage est au cœur de ce dossier. Les petites-filles accusent non seulement leur grand-père, mais aussi certains membres de la famille de les avoir dissuadées de parler, voire de les avoir menacées. « On nous a dit de ne pas salir le nom de la famille », a confié l’une des plaignantes. Cette pression familiale a longtemps empêché la libération de la parole.

L’avocat a rappelé que la parole des victimes devait être prise au sérieux, surtout lorsqu’elle est répétée et concordante. « Ces femmes ont eu le courage de briser le silence. Il serait inadmissible que la justice ne les écoute pas », a-t-il déclaré.

Une procédure en cours

Pour l’heure, le parquet n’a pas encore répondu à la demande de réouverture des enquêtes. L’avocat des petites-filles indique être prêt à fournir tout élément supplémentaire nécessaire pour convaincre les magistrats. Il n’exclut pas de saisir la cour d’appel si sa demande était rejetée.

Un dossier médiatique

L’affaire Barella suscite une forte attention médiatique en raison de la notoriété relative de la famille, Jérôme Barella étant une personnalité connue. Des associations de défense des droits des victimes d’inceste ont apporté leur soutien aux plaignantes et appellent à ce que toute la lumière soit faite sur ces accusations.

Le combat judiciaire des petites-filles de Joël Barella est désormais public. Elles espèrent que la justice entendra leur appel et que les deux procédures seront rouvertes, afin que les faits présumés puissent être jugés au fond.