La justice française a officiellement rejeté la demande de réouverture de l’enquête pour viol visant le cinéaste Luc Besson. Cette décision, rendue le 23 juin, met un terme définitif aux tentatives de relancer les poursuites dans cette affaire.

L’enquête préliminaire, ouverte à la suite d’une plainte déposée par une comédienne, avait été classée sans suite après plusieurs mois d’investigations. La plaignante avait ensuite sollicité la réouverture du dossier, mais les magistrats ont estimé que les éléments nouveaux présentés n’étaient pas suffisants pour justifier une reprise des investigations.

Des accusations anciennes

Les faits reprochés à Luc Besson remontent à plusieurs années. La plaignante, qui avait travaillé avec le réalisateur, l’accusait de l’avoir violée à deux reprises. Luc Besson a toujours fermement nié ces allégations, et ses avocats avaient plaidé pour un classement sans suite dès le début de la procédure.

L’enquête initiale avait été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne. Après audition des protagonistes et exploitation des éléments de preuve, le parquet avait conclu à l’absence de charges suffisantes pour engager des poursuites.

Une procédure longue

La demande de réouverture avait été examinée par la chambre de l’instruction, qui a donc rejeté la requête. Cette décision est définitive et ne peut faire l’objet d’un appel. Pour la défense du réalisateur, ce rejet constitue une confirmation de l’innocence de leur client.

Du côté de la partie civile, l’avocate de la plaignante a exprimé sa déception, estimant que la justice n’avait pas pris la mesure des souffrances de sa cliente. Elle n’a pas indiqué si un pourvoi en cassation serait envisagé.

Un contexte plus large

Cette affaire s’inscrit dans une série de plaintes pour violences sexuelles visant des personnalités du cinéma français. Luc Besson, réalisateur de nombreux succès internationaux, avait déjà été visé par des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles de la part de plusieurs femmes, mais aucune n’a abouti à une condamnation.

Le rejet de la réouverture de l’enquête met un point final judiciaire à ce volet de l’affaire. Toutefois, les débats publics sur les violences faites aux femmes et la manière dont la justice traite ces plaintes restent vifs.