Une attaque aérienne d'ampleur inédite

Dans la nuit du 6 au 7 juillet, l'Ukraine a déclenché une offensive aérienne d'envergure contre la région de Moscou. Selon les autorités russes, plus de 430 drones ont été dirigés vers la capitale et ses environs. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a indiqué que la majorité des appareils avaient été interceptés à distance par la défense antiaérienne, et que 36 drones avaient été détruits aux abords de la ville. Les opérations se sont déroulées de la soirée jusqu'à 6 heures du matin.

Parallèlement, des frappes de missiles ukrainiens ont visé la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine. Le gouverneur par intérim, Alexandre Chouvaïev, a fait état d'au moins un mort et de l'incendie d'une infrastructure, sans en préciser la nature.

Un sommet de l'Otan sous haute tension

Cette démonstration de force intervient alors que s'ouvre mardi à Ankara un sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est convié au dîner inaugural offert par le chef de l'État turc, Recep Tayyip Erdogan. Dans son message quotidien de lundi soir, M. Zelensky a déclaré : « Nous espérons vivement que le sommet ne sera pas vain », appelant ses partenaires occidentaux à prendre « des décisions » en matière de sécurité.

Le président ukrainien entend notamment obtenir de Washington une licence pour des missiles Patriot, afin d'améliorer la couverture défensive de son territoire. Il devrait évoquer ce dossier directement avec le président américain Donald Trump en marge du sommet.

Des engagements financiers en perspective

Selon des informations diplomatiques, les pays européens membres de l'Otan ainsi que le Canada s'apprêteraient à annoncer une enveloppe de 70 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine pour les années 2026 et 2027. Ces fonds viseraient à répondre aux besoins urgents du pays, notamment en matière de défense antiaérienne.

Les frappes ukrainiennes s'intensifient en profondeur

Depuis plusieurs semaines, Kiev multiplie les attaques contre les infrastructures énergétiques russes, cherchant à réduire les revenus pétroliers de Moscou. Lundi, l'armée ukrainienne a revendiqué une attaque sur la raffinerie d'Omsk, située à environ 2 500 km de la frontière ukrainienne. Le gouverneur de la région sibérienne, Vitali Khotsenko, a confirmé l'incident sur Telegram, précisant que les secours étaient à l'œuvre sur place.

Un contexte de bombardements russes meurtriers

Cette offensive aérienne ukrainienne fait suite à des bombardements russes particulièrement violents qui ont causé la mort d'au moins 28 personnes, dont 26 à Kiev et dans sa banlieue. Les frappes russes ont de nouveau percé les défenses antiaériennes ukrainiennes, soulignant le manque de munitions intercepteurs. L'Ukraine se trouve dans une situation critique : ses capacités de défense sont mises à rude épreuve, tandis que les alliés peinent à fournir les équipements nécessaires.

Un sommet décisif pour l'équilibre régional

Le sommet d'Ankara se déroule dans un climat de tensions persistantes. Les alliés entendent réaffirmer leur soutien à Kiev, mais les divergences sur les livraisons d'armes et l'engagement militaire direct restent vives. Les déclarations de Volodymyr Zelensky et les frappes de drones pourraient influencer les débats, alors que l'Otan cherche à contenir l'escalade sans pour autant entrer en confrontation directe avec la Russie.