Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré, le 24 juin 2026, que les inspections des sites nucléaires iraniens « vont avoir lieu ». Cette annonce intervient dans un contexte de vives contradictions entre les déclarations américaines et iraniennes, et alors que Téhéran continue de démentir tout nouvel engagement envers les inspecteurs internationaux.
Le chef de l'AIEA tranche
Interrogé sur la mise en œuvre de l'accord intérimaire conclu récemment entre les États-Unis et l'Iran, le responsable de l'agence onusienne a indiqué que les vérifications sur le terrain se dérouleraient prochainement. Cette déclaration vise à clarifier la situation après des propos contradictoires tenus par les deux parties. Les frappes aériennes américaines et israéliennes ont endommagé ou détruit une grande partie des installations nucléaires iraniennes, et le sort des matières radioactives qui s'y trouvent reste incertain, a-t-il été rappelé dans le même contexte.
Téhéran nie tout engagement nouveau
En dépit des affirmations de l'AIEA, les autorités iraniennes maintiennent leur position. Le président du Parlement et chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Qalibaf, a qualifié l'accord signé avec Washington de « déclaration de défaite américaine ». Cette formulation traduit la volonté de Téhéran de présenter l'accord non comme une concession, mais comme une victoire diplomatique face aux États-Unis.
Par ailleurs, les responsables iraniens continuent de réfuter catégoriquement les déclarations du vice-président américain JD Vance, qui avait annoncé le retour des inspecteurs nucléaires en Iran. Pour Téhéran, aucun nouvel engagement n'a été pris à ce sujet, et les inspections éventuelles devraient se limiter au cadre fixé par l'accord initial.
Un contexte de tensions persistantes
Ces échanges interviennent alors que le secrétaire d'État américain Marco Rubio poursuit une tournée diplomatique dans les pays du Golfe, cherchant à consolider le soutien régional à l'accord intérimaire. Les divergences entre les positions américaine et iranienne sur la question des inspections illustrent la fragilité de la trêve et la complexité des négociations à venir.
L'AIEA, de son côté, se prépare à envoyer ses experts sur le terrain, mais les modalités précises de ces inspections restent à définir. L'agence doit composer avec les destructions causées par les frappes et l'absence de garanties sur l'état des sites et des matières nucléaires. La communauté internationale suit de près l'évolution de ce dossier, crucial pour la stabilité régionale et la non-prolifération.