L'escalade militaire entre Israël et le Hezbollah franchit un nouveau palier. Ce 1er juin, le commandement de Tsahal a diffusé un appel à l'évacuation des civils résidant dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion traditionnel de la milice chiite libanaise. L'armée israélienne prévient qu'elle s'apprête à conduire des frappes « imminentes » sur ce secteur densément peuplé, où elle estime que des installations et des combattants du Hezbollah sont dissimulés. Les habitants sont invités à se tenir éloignés de ces zones considérées comme cibles légitimes.
Menace directe sur la capitale libanaise
Les ordres d'évacuation concernent plusieurs quartiers de cette proche banlieue de Beyrouth, une zone qui avait déjà été la cible de raids aériens israéliens lors de précédentes phases du conflit, notamment durant la guerre de l'été 2006. Les messages diffusés par l'armée, via des tracts et des alertes sur les téléphones portables, enjoignent les résidents à quitter les lieux sans délai pour se mettre en sécurité. Aucun bilan humain n'a été communiqué dans l'immédiat par les autorités libanaises.
Démenti du Hezbollah sur le front sud
Alors que les opérations terrestres se poursuivent dans le sud du Liban, la formation dirigée par Hassan Nasrallah a formellement démenti les allégations israéliennes au sujet de la prise de la forteresse de Beaufort. Ce site historique, perché sur une colline dominant la région, a été le théâtre d'intenses combats ces derniers jours. Le Hezbollah a assuré que ses combattants tenaient toujours cette position stratégique, contredisant les affirmations de l'armée israélienne qui revendiquait sa capture. L'incertitude demeure sur le contrôle effectif de ce point haut, important pour la surveillance de la zone frontalière.
Le sud du Liban déclaré zone de combat
Parallèlement, l'état-major israélien avait déjà, quelques jours plus tôt, désigné une vaste portion du territoire libanais comme « zone de combat », ordonnant de nouvelles évacuations de villages situés au sud du fleuve Litani. Ces mesures suggèrent une intensification des opérations au sol et un élargissement du théâtre des affrontements, après des semaines de bombardements aériens et d'incursions limitées.
Des réactions diplomatiques contrastées
Sur le plan international, la situation suscite une inquiétude croissante. Les appels à la désescalade se multiplient, émanant notamment de la communauté internationale, sans que les parties ne semblent enclines à un cessez-le-feu immédiat. Les efforts de médiation, menés ces dernières semaines, n'ont pas encore abouti à une trêve. Le gouvernement libanais, de son côté, dénonce régulièrement ce qu'il qualifie d'« agressions répétées » contre son territoire et réclame l'arrêt des hostilités.
Des précédents historiques ravivés
La banlieue sud de Beyrouth avait déjà été la cible de bombardements israéliens massifs en juillet et août 2006, lors de la guerre qui avait opposé Israël au Hezbollah. Ces nouvelles menaces de frappes sur cette même zone ravivent le souvenir des destructions passées et font craindre une catastrophe humanitaire supplémentaire dans un Liban déjà frappé par une crise économique et politique profonde.