Les autorités militaires israéliennes ont annoncé avoir placé l'ensemble de leurs unités en état d'alerte maximale, à la suite d'une escalade des tensions avec l'Iran. Cette décision intervient après que l'armée de l'air israélienne a mené un bombardement d'envergure dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, faisant plusieurs victimes civiles et détruisant des infrastructures résidentielles. Le commandement israélien, par la voix de son porte-parole, a justifié cette posture défensive par « des indications claires d'une tentative imminente de riposte », sans toutefois préciser la nature exacte de la menace.
La banlieue sud de Beyrouth sous les frappes
Les frappes aériennes israéliennes ont visé, depuis plusieurs jours, des quartiers densément peuplés de la capitale libanaise, où le Hezbollah dispose de positions stratégiques. Les autorités libanaises ont fait état d'un bilan provisoire de plusieurs dizaines de morts et de centaines de blessés, tandis que les équipes de secours poursuivent leurs recherches sous les décombres. L'armée israélienne affirme avoir ciblé des « centres de commandement et des dépôts d'armes » du mouvement chiite, mais des témoins rapportent que des immeubles d'habitation ont été anéantis. Le gouvernement libanais a condamné une « agression barbare et systématique contre des zones civiles » et a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire cesser les hostilités.
Alerte maximale sur tous les fronts
Face au risque de représailles, l'état-major israélien a activé un plan de défense renforcé, notamment le long des frontières nord et sud. Les systèmes de défense aérienne ont été déployés à leur niveau de préparation le plus élevé, et des consignes de sécurité ont été émises pour les populations vivant à proximité de la bande de Gaza et de la frontière libanaise. Un responsable militaire a indiqué que « des renseignements convergents suggèrent que l'Iran et ses proxies pourraient tenter des frappes ciblées ou des tirs de roquettes de grande ampleur dans les prochaines 48 heures ». Par précaution, les vols civils ont été suspendus dans l'espace aérien du nord du pays, et les rassemblements publics ont été interdits dans plusieurs localités.
Les civils libanais pris au piège
Dans le sud du Liban, la population vit sous un déluge de feu. Après avoir reçu des ordres d'évacuation de l'armée israélienne, des centaines de milliers de personnes ont fui leurs villages et leurs villes, notamment la région de Tyr et la ville de Nabatiyé. Les routes sont saturées, et les abris de fortune manquent d'eau, de nourriture et de soins médicaux. Les organisations humanitaires alertent sur une situation catastrophique : les hôpitaux, déjà débordés, peinent à soigner les blessés faute d'électricité et de fournitures. Le Comité international de la Croix-Rouge a appelé les belligérants à respecter le droit international humanitaire et à protéger les civils. « Les familles fuient sans savoir où aller, sous les bombes. C'est un cauchemar », a déclaré un coordinateur local de l'aide d'urgence.
Tensions diplomatiques et risques d'embrasement régional
Sur le plan diplomatique, les capitales occidentales multiplient les appels à la retenue. Washington a réaffirmé son soutien au droit d'Israël à se défendre tout en exhortant les deux parties à ne pas élargir le conflit. Téhéran, de son côté, a menacé d'une « réponse sévère et écrasante » à toute attaque contre son territoire ou ses intérêts. Le Hezbollah a annoncé avoir tiré des salves de roquettes vers le nord d'Israël en représailles au bombardement de Beyrouth, provoquant des incendies et des dégâts matériels, mais sans faire de victimes. L'ONU a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, tandis que l'Union européenne a proposé une médiation. Aucune trêve n'est en vue, et les analystes redoutent un embrasement généralisé au Moyen-Orient, alors que les fronts libanais, syrien et yéménite pourraient s'emboîter dans une escalade sans précédent.