L'économie britannique axée sur la neutralité carbone a franchi un nouveau cap. Selon une étude réalisée par CBI Economics pour le compte du think tank Energy and Climate Intelligence Unit, la valeur annuelle du secteur atteint désormais plus de 100 milliards de livres sterling, et ce secteur soutient plus d'un million d'emplois à travers le Royaume-Uni.
Des salaires supérieurs à la moyenne nationale
Les travailleurs de l'industrie net zéro perçoivent en moyenne plus de 43 000 livres sterling par an, soit environ 11 % de plus que le salaire moyen national britannique, qui s'établit à 39 000 livres. Cette donnée illustre le dynamisme et la compétitivité du secteur sur le marché de l'emploi.
Un investissement colossal en perspective
L'étude fait également état de près de 500 milliards de livres sterling d'investissements en cours ou planifiés dans la filière. Ce montant considérable témoigne de la confiance des acteurs économiques dans la transition énergétique et la décarbonation de l'industrie britannique.
Une dynamique qui profite à l'ensemble du territoire
Les retombées de cette croissance ne se limitent pas à quelques régions. L'analyse indique que l'économie net zéro bénéficie à l'ensemble du pays, des secteurs de l'énergie, de la fabrication, des services et des chaînes d'approvisionnement.
Une position renforcée pour le gouvernement
Ces résultats interviennent dans un contexte où des voix critiques s'élèvent pour réclamer l'abandon des objectifs de neutralité carbone du Royaume-Uni. Pour Ed Miliband, secrétaire d'État à la Sécurité énergétique et au Net Zéro, ces chiffres constituent un signal politique fort, démontrant la viabilité économique de la stratégie climatique du gouvernement.
Louise Hellem, économiste en chef du CBI, a déclaré : « L'énergie propre et la décarbonation sont déjà une part significative et croissante de la base industrielle du Royaume-Uni. Dans les domaines de l'énergie, de la fabrication, des services et des chaînes d'approvisionnement, le Royaume-Uni possède l'expertise nécessaire pour capitaliser sur cette force et capter des avantages commerciaux encore plus importants. »