Un nouveau conseil d’éthique sur l’IA voit le jour
L’American Enterprise Institute (AEI), un think tank américain de premier plan traditionnellement associé au libéralisme économique, a récemment officialisé la création d’un Conseil sur l’éthique de l’IA, composé majoritairement de penseurs sociaux-conservateurs. Ce conseil a publié son document fondateur dans les pages de la revue The New Atlantis, et se donne pour mission d’explorer les questions les plus profondes que l’intelligence artificielle pose à la signification humaine et au sens de la vie.
Dans ce texte, les auteurs précisent d’emblée leur volonté de ne pas aborder les enjeux pratiques tels que les pertes d’emplois, les biais algorithmiques ou encore l’opposition entre vitesse de développement et sécurité. Ils entendent au contraire se consacrer à une réflexion philosophique. Si cette position a été justifiée comme un choix de sujet légitime, elle met néanmoins en lumière une tension croissante au sein de la droite américaine, entre d’une part les religieux et les conservateurs sociaux, et d’autre part les accélérationnistes de la tech, partisans d’un développement sans entrave de l’intelligence artificielle. Un éditorialiste influent a qualifié cette division autour de l’IA de facteur le plus déterminant pour l’avenir de la droite américaine.
Cette initiative de l’AEI s’inspire d’un appel lancé par l’un de ses chercheurs pour la création d’un « Conseil présidentiel sur l’IA », sur le modèle du Conseil de bioéthique de l’ère George W. Bush. La Maison-Blanche n’ayant pas donné suite à cette proposition, l’AEI a décidé d’agir de son propre chef en réunissant un groupe de penseurs, principalement issus du conservatisme social, pour mener des réflexions approfondies sur les défis éthiques posés par l’IA.
Parallèles avec les débats bioéthiques passés
Le Conseil sur la bioéthique de l’administration Bush, composé lui aussi majoritairement de religieux et de conservateurs, avait suscité la méfiance des libéraux. Ces derniers y voyaient un outil destiné à promouvoir un programme théocratique régressif et à entraver des projets tels que la recherche sur les cellules souches. Barack Obama l’avait dissous peu après son accession à la présidence. Aujourd’hui, ce sont plutôt des figures politiques de gauche qui prônent des moratoires sur le développement de l’IA, tandis que l’administration Trump, à quelques exceptions près, a adopté une approche favorable à la libre croissance du secteur. Les critiques de gauche en matière d’IA sont souvent perçues comme de simples gestes irritables, sans véritable analyse substantielle des défis posés par les nouvelles technologies. En revanche, les penseurs religieux, à l’image du Pape Léon, ont fait preuve de plus de perspicacité dans leurs mises en garde, selon certains observateurs. Les conclusions du nouveau conseil conjugate founded on cite dху理论学习的内容: the document opens byBA: 'the Leon Kass notion withhold the