L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a présenté des prévisions économiques qui dépendent fortement de l'évolution du conflit au Moyen-Orient. Selon l'institution, la croissance mondiale en 2026 atteindrait 2,8 % si les perturbations actuelles cessent rapidement. En revanche, un prolongement du conflit ferait chuter ce taux à 2,1 %, un niveau qui, selon l'OCDE, exposerait plusieurs économies à une récession.
Ces projections, issues de scénarios contrastés, reflètent l'incertitude qui pèse sur l'économie mondiale face à l'instabilité régionale. L'OCDE souligne que les tensions au Moyen-Orient exercent une pression sur les marchés, les chaînes d'approvisionnement et les coûts de l'énergie, des facteurs qui pourraient freiner l'activité économique dans de nombreux pays.
Dans le scénario le plus pessimiste, la baisse de la croissance mondiale s'accompagnerait d'une hausse de l'inflation, aggravant les difficultés pour les ménages et les entreprises. L'organisation note que certains pays, particulièrement dépendants des importations énergétiques ou exposés aux perturbations commerciales, pourraient entrer en récession.
L'OCDE n'a pas précisé quels pays seraient les plus vulnérables, mais elle insiste sur le fait que la persistance du conflit au Moyen-Orient représente un risque majeur pour la reprise économique mondiale. Les gouvernements sont appelés à surveiller de près les indicateurs économiques et à préparer des mesures d'urgence si la situation se dégrade.