Le gouvernement américain a publié une estimation actualisée du coût de l'opération militaire baptisée « Epic Fury » menée en Iran. Selon ce décompte officiel, la facture totale s'élève désormais à 42 milliards de dollars. Ce chiffre intègre l'ensemble des dépenses engagées depuis le début de l'intervention, les cinq premiers jours ayant à eux seuls représenté 26 milliards de dollars.
Un coût initial très élevé
Les premières 120 heures de l'offensive ont absorbé près des deux tiers du total actuel. Ce rythme de dépenses reflète l'intensité des frappes aériennes, le déploiement massif de forces terrestres, ainsi que l'utilisation de munitions de précision et de systèmes de défense antimissile. Les autorités américaines n'ont pas détaillé la répartition exacte de ces sommes entre les différents postes — munitions, carburant, logistique, salaires, maintenance des équipements.
Un compteur désormais arrêté ?
Les responsables du Pentagone ont indiqué que le compteur des coûts directs de l'opération « Epic Fury » était désormais arrêté. Cette formulation suggère soit que l'essentiel des opérations de combat est terminé, soit que les autorités ont cessé de publier des mises à jour quotidiennes. Aucune précision n'a été apportée sur la suite des opérations militaires ni sur d'éventuelles dépenses indirectes, comme les soins aux blessés ou le remplacement du matériel détruit.
Comparaison avec d'autres conflits
Ce montant de 42 milliards de dollars place l'opération « Epic Fury » parmi les interventions militaires américaines les plus coûteuses en si peu de temps. À titre de comparaison, l'ensemble de la guerre en Afghanistan, qui a duré vingt ans, a représenté environ 2 300 milliards de dollars. Le conflit en Irak (2003-2011) a coûté environ 1 700 milliards. Toutefois, la guerre en Iran, bien que plus courte, a généré des dépenses quotidiennes bien supérieures en raison de l'emploi intensif de technologies de pointe et de la rapidité des opérations.
Conséquences budgétaires pour Washington
Ce montant a été rendu public alors que les États-Unis font face à des débats budgétaires serrés au Congrès. Plusieurs élus ont interrogé l'administration sur la façon dont ces dépenses d'urgence seront financées : relèvement du plafond de la dette, réaffectation de crédits existants ou demande de fonds supplémentaires. La Maison-Blanche n'a pour l'instant pas précisé si elle solliciterait une rallonge budgétaire auprès du Parlement.
Réactions internationales
La publication de cette facture intervient dans un contexte diplomatique tendu. Téhéran a dénoncé « une agression impérialiste » tandis que plusieurs pays alliés des États-Unis ont exprimé leur inquiétude face à l'escalade des coûts et des conséquences humanitaires. Aucune annonce n'a été faite concernant un cessez-le-feu ou un retrait des troupes américaines.
Perspectives
Si le compteur des coûts directs est arrêté selon le Pentagone, les analystes estiment que la facture totale pour Washington pourrait encore s'alourdir avec les dépenses de reconstruction, l'aide humanitaire, le rapatriement des équipements et les pensions des militaires engagés. Le chiffre de 42 milliards de dollars ne représente donc peut-être qu'une première étape dans l'évaluation du coût réel de cette intervention.