Pékin a officiellement proposé de désamorcer le conflit commercial qui l'oppose à l'Union européenne, selon des informations disponibles. Cette offre intervient après un déplacement jugé marquant du président chinois dans les pays nordiques, une région où les relations économiques se sont tendues ces derniers mois.
La proposition chinoise survient dans un contexte de durcissement des règles douanières européennes. Bruxelles a en effet supprimé l'exemption de droits de douane dont bénéficiaient jusqu'ici les colis de faible valeur expédiés depuis la Chine. Parallèlement, un prélèvement forfaitaire de trois euros a été imposé sur ces envois. Ces mesures, entrées en vigueur récemment, visent à freiner l'afflux de produits à bas coût en provenance du géant asiatique, souvent accusés de fausser la concurrence.
Une offre dans la continuité des discussions
Les responsables chinois n'ont pas précisé le contenu exact de leur proposition, mais elle s'inscrit dans le cadre des négociations en cours entre les deux blocs. Il y a quelques jours, Bruxelles et Pékin s'étaient fixé une échéance en octobre pour remettre à plat leurs relations commerciales, un signe de volonté mutuelle d'éviter une escalade.
Le voyage nordique de Xi Jinping, qualifié de « révolutionnaire » ou « historique » par certains observateurs, aurait permis de renforcer les contacts diplomatiques. La Chine semble vouloir capitaliser sur cette dynamique pour arracher un compromis avant que les nouvelles taxes n'affectent davantage ses exportations.
Des enjeux multiples
Au-delà des colis, le différend commercial couvre plusieurs secteurs, notamment les subventions aux véhicules électriques chinois, l'accès aux marchés publics et la réciprocité en matière d'investissements. L'UE, de son côté, cherche à protéger ses industries sans déclencher une guerre commerciale généralisée.
La proposition chinoise, bien que vague à ce stade, est perçue comme une tentative de geler le contentieux tout en poursuivant les discussions techniques. Bruxelles n'a pas encore répondu officiellement, mais les sources indiquent que les contacts se multiplient en coulisses.
Prochaines étapes
La balle est désormais dans le camp européen. Les Vingt-Sept doivent évaluer la crédibilité de l'offre chinoise et décider s'ils suspendent ou non l'application effective du prélèvement de trois euros dans l'attente d'un accord plus large. La prochaine réunion ministérielle, prévue pour la fin du mois, pourrait être l'occasion de clarifier la position commune.
En attendant, les plateformes de e-commerce et les consommateurs européens sont directement concernés. Le retrait de l'exemption douanière a déjà entraîné une hausse des prix sur certains articles venus de Chine, tandis que le prélèvement forfaitaire alourdit la facture pour les petits achats en ligne.