La consommation française de carburants routiers a enregistré une chute de 12 % en mai 2026 par rapport au même mois de l’année précédente, selon des données douanières rendues publiques par le ministère de l’Économie. Ce recul marque une accélération par rapport à avril, où la baisse atteignait déjà 11 % sur un an.
Une tendance qui se confirme
Ces chiffres, qui reflètent une modification durable des habitudes des automobilistes, interviennent dans un contexte de flambée des prix à la pompe. La guerre au Moyen-Orient continue d’alimenter les tensions sur les marchés pétroliers, maintenant les tarifs à des niveaux élevés malgré un récent repli. Le ministère de l’Économie y voit une adaptation progressive des ménages à un environnement énergétique tendu.
Des prix toujours élevés
Malgré un léger récent repli, les prix des carburants restent à un niveau historiquement haut. Cette situation pèse sur le budget des ménages et les incite à réduire leurs déplacements. Le gouvernement a renforcé ses dispositifs d’aide pour limiter l’impact financier sur les foyers les plus modestes.
Conséquences économiques et environnementales
Cette baisse de la demande pourrait avoir des répercussions sur les recettes fiscales liées aux carburants, ainsi que sur l’activité des stations-service. Sur le plan environnemental, une moindre consommation de carburants fossiles contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, même si ce recul reste avant tout contraint par des considérations budgétaires plutôt que par une prise de conscience écologique.
Les prochains mois diront si cette tendance se poursuit ou si une détente des prix permettrait un rebond de la consommation.