Ryanair a annoncé une baisse de 34 % de son bénéfice net pour le trimestre écoulé. La compagnie low-cost irlandaise attribue ce recul à la flambée des prix du kérosène et aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, qui ont affecté à la fois ses coûts opérationnels et les tarifs des billets. Pour maintenir son taux de remplissage, Ryanair a été contrainte de réduire ses prix, ce qui a pesé sur ses marges.

Face à un environnement incertain, la direction a choisi de ne pas publier de prévisions pour l’ensemble de l’exercice. Dans ses résultats, elle a indiqué que la compagnie est « fortement dépendante » des réservations de dernière minute, une situation qui complexifie toute projection financière. Cette décision reflète l’imprévisibilité du marché du transport aérien, marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité du coût du carburant.

La compagnie a souligné que les prix du carburant et les perturbations liées au conflit avaient eu un impact significatif. Face à cela, elle a abaissé ses tarifs pour stimuler la demande, ce qui a réduit ses marges bénéficiaires. Ryanair a refusé de fournir des prévisions annuelles, expliquant que ses résultats sont devenus « fortement tributaires » des réservations effectuées à la dernière minute, un facteur difficile à anticiper.