Manuel Adorni, chef de cabinet du président argentin Javier Milei, a annoncé sa démission samedi 28 juin. Dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux, il a indiqué aller pour la première fois à l'encontre de la volonté du chef de l'État depuis l'entrée en fonction de ce dernier en décembre 2023. Cette décision intervient dans le sillage d'un scandale de corruption qui ébranle l'image de probité du gouvernement.
Agé de 46 ans, Adorni était la figure de proue de la lutte anti-corruption promise par Milei. Il est mis en cause pour un train de vie fastueux, notamment des vacances familiales coûteuses et des acquisitions immobilières hors de proportion avec ses revenus officiels. Deux semaines plus tôt, il avait reconnu avoir dissimulé 500 000 dollars d'économies au fisc, tout en niant toute infraction, affirmant que ces fonds provenaient d'avant son entrée dans la fonction publique. Il a maintenu n'avoir commis aucun acte illégal.
Le président Milei a défendu son collaborateur, déclarant que « Manuel est innocent ». Cette affaire porte un coup à la crédibilité de la campagne anti-corruption que Milei avait érigée en étendard de son mandat depuis son élection. Adorni, ancien porte-parole présidentiel, incarnait cette promesse. Sa démission soulève des interrogations sur la capacité du gouvernement à tenir ses engagements en matière de transparence et de lutte contre la corruption.