Gabriel Attal a officialisé sa position dans une tribune publiée ce week-end, appelant à une large coalition politique pour empêcher une confrontation au second tour de la présidentielle entre La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). Le secrétaire général de Renaissance y réaffirme que ses adversaires déclarés sont ces deux formations, qu'il accuse de vouloir « briser le pays ». Il dénonce ce qu'il nomme un « pacte nationalo-Insoumis », une stratégie qu'il prête aux deux partis : LFI espérerait devenir la première force d'opposition en cas de victoire du RN, tandis que le RN souhaiterait un duel avec les Insoumis, jugé plus favorable.

Un risque de second tour entre les deux extrêmes

Dans ce texte, l'ancien Premier ministre estime que le scénario d'un second tour entre LFI et le RN est un « risque avéré ». Il juge insuffisant un simple report de voix pour y faire face et prône un rassemblement « au-delà des étiquettes partisanes et des logiques d'appareils ». Sa démarche se déroule en deux temps : d'abord, fédérer ceux qui partagent les mêmes valeurs au sein de l'espace central, puis élargir le cercle au-delà de la droite et du centre traditionnels. « Ce rassemblement est trop étroit. Il ne suffira pas », écrit-il à propos de l'union droite-centre.

Une campagne déjà lancée

Gabriel Attal, qui a tenu son premier meeting de campagne le 30 mai, sillonne actuellement la France en multipliant les déplacements sur différentes thématiques. Dans les sondages, il est devancé au sein du bloc central par Édouard Philippe, président d'Horizons, qui doit tenir son propre meeting le 5 juillet. La concurrence entre les deux candidats de la majorité sortante s'intensifie, tandis que le RN domine les intentions de vote et que Jean-Luc Mélenchon maintient une dynamique à gauche.

Un appel à l'unité face aux extrêmes

En ciblant à la fois LFI et le RN, Gabriel Attal cherche à se positionner comme le seul rempart républicain capable de les affronter. Il insiste sur la nécessité de rassembler « pour se donner de la force », au-delà des logiques d'appareil. Sa tribune intervient alors que les appels à l'unité se multiplient dans le camp présidentiel, sans qu'un front commun n'ait encore émergé face aux deux prétendants de l'exécutif sortant.