Le Comité international olympique (CIO) a annoncé la levée provisoire de la suspension qui frappait le Comité olympique russe depuis octobre 2023, ouvrant la voie à la participation des athlètes russes aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. Cette décision, rendue publique ce 7 juillet, précise toutefois que la question de l'utilisation du drapeau, des couleurs et de l'hymne russes n'est pas tranchée et fera l'objet d'un examen ultérieur.
La suspension initiale avait été prononcée en réaction à l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes. Le CIO estime désormais que cette mesure disciplinaire n'est « plus applicable » et que les compétiteurs russes peuvent recouvrer leur droit à concourir, sous réserve de remplir les exigences antidopage en vigueur.
Des athlètes déjà présents sous bannière neutre
Plusieurs sportifs russes avaient déjà participé aux Jeux de Paris en 2024 ainsi qu'aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina en 2026 sous statut neutre, c'est-à-dire sans représentation nationale. Cette nouvelle décision pourrait permettre à un plus grand nombre d'entre eux de rejoindre les compétitions, y compris dans les disciplines collectives, comme le souligne la formulation retenue par l'instance.
Réaction officielle russe
Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtiarev, a salué cette annonce sur son compte Telegram, y voyant « un signal clair que le mouvement olympique doit rester libre de toute ingérence politique ». Il a ajouté que la Russie entendait participer aux phases de qualification pour les Jeux de 2028.
Un pas partiel vers la normalisation
Si la levée de la suspension constitue une évolution notable, le maintien provisoire de l'interdiction des symboles nationaux laisse planer une incertitude. Aucun calendrier n'a été fixé pour une décision définitive sur ce point. Le CIO semble vouloir conserver une marge de manœuvre pour ajuster sa position en fonction de l'évolution du contexte géopolitique.
Cette décision intervient alors que l'Ukraine continue de dénoncer la présence d'athlètes russes dans les compétitions internationales, estimant qu'elle légitime l'agression militaire. Le CIO, de son côté, maintient que le sport ne doit pas être un instrument de sanction politique et que les critères de participation doivent rester fondés sur des principes sportifs et techniques.