Le conseil d'administration de Casino s'est prononcé en faveur du plan de restructuration présenté par Daniel Kretinsky, principal actionnaire du groupe de distribution. Dans une décision annoncée ce 10 juillet 2026, l'instance a estimé que « la proposition de l'actionnaire sert le mieux l'intérêt du groupe ». Ce choix met fin à plusieurs semaines de tensions entre les différentes parties prenantes autour de l'avenir du distributeur.
Deux visions s'affrontaient depuis plusieurs semaines : celle portée par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, actionnaire de référence via sa société EP Global Commerce, et une autre défendue par un groupe d'investisseurs minoritaires. Le conseil a finalement tranché en donnant son aval au premier scénario, qui prévoit une restructuration financière incluant un renforcement des fonds propres et une réduction de la dette.
La validation du plan de Kretinsky ouvre la voie à une recapitalisation massive du groupe, qui devrait permettre de stabiliser sa situation financière. Les modalités précises de l'opération, notamment le montant des apports en capitaux, n'ont pas été détaillées à ce stade. Le groupe a indiqué que les discussions avec les créanciers se poursuivaient pour finaliser les termes de l'accord.
Cette décision intervient dans un contexte de lourdes difficultés pour Casino, lourdement endetté et confronté à une baisse de ses ventes. Le groupe avait engagé des négociations avec ses principaux actionnaires et créanciers pour éviter un défaut de paiement. Le plan de Kretinsky, soutenu par la direction, a été jugé par le conseil comme « la meilleure solution pour assurer la pérennité du groupe et la protection de ses salariés ».
La proposition alternative, portée par des investisseurs minoritaires, prévoyait une restructuration différente avec un changement de gouvernance. Elle n'a pas recueilli la majorité nécessaire au sein du conseil. Les détails de cette contre-proposition n'ont pas été rendus publics.
Reste désormais à mettre en œuvre le plan validé, qui devra encore recevoir l'approbation des créanciers et des autorités réglementaires. Le conseil d'administration a chargé la direction de préparer les documents nécessaires pour convoquer une assemblée générale extraordinaire des actionnaires dans les prochaines semaines.