Le fondateur du groupe Smartbox, Pierre-Édouard Stérin, a été entendu mercredi 4 juin par la commission d’enquête du Sénat consacrée au financement privé des politiques publiques. Interrogé sur son projet baptisé Périclès, le milliardaire a soutenu qu’il ne s’agissait « pas d’un projet politique », selon des propos rapportés lors de son audition.
Cette comparution intervient après que l’intéressé a, à deux reprises au cours de l’année 2025, refusé de se présenter devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale portant sur l’organisation des élections en France. Le passage devant les sénateurs marque donc une inflexion dans la stratégie de réponse du chef d’entreprise face aux demandes des parlementaires.
L’initiative Périclès, que défend Pierre-Édouard Stérin, vise à mobiliser des capitaux privés pour financer certaines actions relevant des politiques publiques. Ce projet suscite des interrogations parmi les élus quant à ses objectifs, ses modalités et ses éventuelles implications sur le processus démocratique.
Au cours de l’audition, le milliardaire a cherché à dissiper les doutes sur la nature de son projet, en insistant sur le fait qu’il ne constituait pas une entreprise politique. Ses détracteurs y voient pourtant un cheval de Troie permettant à des intérêts privés d’influer sur l’action publique, tandis que ses partisans le présentent comme un levier innovant pour accélérer des réformes.
Les travaux de la commission d’enquête sénatoriale devraient se poursuivre dans les semaines à venir, avec l’audition d’autres acteurs impliqués dans le débat sur le financement privé des politiques publiques.