Le nouveau Premier ministre hongrois a porté une accusation sévère contre l’ancienne administration de Viktor Orbán : selon lui, près de la moitié du déficit public a été cachée aux yeux des citoyens et des partenaires européens. Alors que le gouvernement précédent annonçait un déficit de 5 % du produit intérieur brut, le chiffre réel serait en réalité de 8 %, soit un écart équivalent à une dissimulation massive.

Dans une déclaration publique, le nouveau locataire du palais Sándor a estimé que les comptes publics ont été « trafiqués » pour donner une image trompeuse de la santé financière du pays. Il n’a pas fourni de détails précis sur les mécanismes comptables utilisés, mais a promis une transparence totale à l’avenir et un audit indépendant de la situation budgétaire réelle.

Cette révélation intervient alors que la Hongrie est sous la pression de Bruxelles concernant le respect des critères de Maastricht et l’État de droit. Le précédent gouvernement Orbán avait déjà été critiqué pour ses pratiques budgétaires opaques, notamment en matière de dépenses liées aux fonds européens.

Le nouveau Premier ministre, dont le nom n’a pas encore été officiellement confirmé par toutes les sources, a également indiqué que les écarts constatés pourraient avoir des conséquences sur la notation souveraine de la Hongrie et sur la confiance des investisseurs. Il a appelé à une « restauration de la crédibilité » des finances publiques.

Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, n’a pas immédiatement réagi à cette accusation. Ses partisans nient toute manipulation et accusent le nouveau gouvernement de chercher à justifier des mesures d’austérité par des allégations infondées. La controverse promet d’alimenter les débats politiques dans un pays déjà polarisé.