Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé ce lundi l'interdiction totale des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans, avec une mise en application prévue pour le printemps 2027. Les plateformes concernées incluent TikTok, Instagram, Snapchat, YouTube, Facebook et X. Le chef du gouvernement a qualifié cette mesure de « ligne dans le sable » face aux géants du numérique.
Cette législation, qui doit être présentée au Parlement avant les vacances de Noël 2026, va au-delà du simple blocage des plateformes. Londres s'attaque également aux mécanismes addictifs intégrés dans les applications, aux chatbots basés sur l'intelligence artificielle et aux interactions avec des inconnus dans les jeux vidéo. Le gouvernement britannique décrit cette approche comme « Australia-plus », en référence au modèle australien entré en vigueur en décembre 2025, mais jugé moins complet.
Un calendrier précis
L'entrée en vigueur de cette interdiction est fixée au printemps 2027, soit environ un an après l'annonce. Ce délai doit permettre aux plateformes de s'adapter aux nouvelles obligations et au Parlement d'examiner le texte. La mesure s'inscrit dans une volonté plus large de protection de la jeunesse face aux risques numériques, un thème récurrent dans le débat public britannique.
Une portée élargie
Au-delà des réseaux sociaux traditionnels, la loi encadrera également les fonctionnalités des jeux vidéo permettant aux mineurs d'entrer en contact avec des inconnus. Les mécanismes conçus pour capter l'attention des utilisateurs de manière prolongée seront également prohibés. Cette dimension technique distingue la régulation britannique de celle adoptée par d'autres pays, notamment l'Australie.
Un contexte international
Cette annonce intervient alors que plusieurs pays occidentaux renforcent leur législation sur l'accès des mineurs aux plateformes numériques. Le Canada a récemment engagé des démarches similaires, tandis que la France prévoit une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans à partir de septembre. Le Royaume-Uni se positionne ainsi comme l'un des États les plus restrictifs en la matière.
Les modalités précises de contrôle et les sanctions encourues par les plateformes en cas de non-respect de la loi n'ont pas encore été détaillées par le gouvernement. Le texte devra être examiné et adopté par les deux chambres du Parlement avant d'entrer en vigueur.