À l'appel de collectifs d'opposants, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi 4 juillet au sud de Bordeaux pour former une chaîne humaine, marquant leur rejet du projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant les villes du Sud-Ouest.

Les manifestants, réunis sous les bannières de groupes locaux comme les collectifs « Non LGV 33 » et « Bordeaux se soulève », ont organisé ce geste symbolique sur les communes concernées par le tracé de la future infrastructure ferroviaire. La mobilisation s'inscrit dans un mouvement de contestation plus large qui s'oppose à la construction de cette ligne, censée relier Bordeaux à Toulouse et à Dax.

Des prises de parole et une action surprise

Le rendez-vous était fixé en début d'après-midi à la gare de Cadaujac. Les participants ont pu assister à des prises de parole avant de se lancer dans une marche qui a culminé par une action surprise, dont la nature n'a pas été précisée dans l'immédiat. Les organisateurs entendaient ainsi attirer l'attention sur les conséquences environnementales et économiques du chantier.

Les collectifs dénoncent un projet qu'ils jugent coûteux, jugé dépassé à l'heure où les priorités devraient se tourner vers le report modal et l'amélioration des lignes existantes. Ils estiment que les sommes investies pourraient être mieux employées pour renforcer les transports du quotidien, notamment les liaisons régionales.

Un projet d'envergure

Le projet de LGV Sud-Ouest, porté par l'État et les collectivités territoriales, prévoit de relier ces grandes métropoles en réduisant les temps de parcours. Les partisans de la ligne mettent en avant les bénéfices économiques attendus et la nécessité de moderniser le réseau ferroviaire pour répondre aux besoins de mobilité croissants.

Les opposants, de leur côté, pointent du doigt l'artificialisation des sols, l'impact sur la biodiversité et le coût global du chantier, estimé à plusieurs milliards d'euros. Plusieurs recours juridiques ont déjà été déposés pour tenter de bloquer les procédures.

Une contestation qui s'organise

Cette action s'ajoute à une série de mobilisations menées ces derniers mois dans le Sud-Ouest. Les collectifs entendent maintenir la pression sur les décideurs publics alors que les études et les premières phases de travaux approchent. La chaîne humaine de ce samedi illustre la détermination des opposants à se faire entendre.