Le tribunal judiciaire de Marseille a condamné une mère de 50 ans à une peine d’un an d’emprisonnement ferme pour avoir fait ingérer de la cocaïne à sa fille âgée de 10 ans. Les faits s’étaient déroulés en février 2022, alors que l’enfant était hospitalisée à l’hôpital de la Timone pour une maladie neurogénétique. La fillette avait été admise dans le service pédiatrique lorsqu’une dose de stupéfiant lui avait été administrée par sa mère.

L’affaire avait été portée devant la chambre correctionnelle fin mai. Lors de l’audience, le ministère public avait requis quatre années de prison avec sursis à l’encontre de la prévenue. Le parquet avait également demandé l’obligation de soins psychologiques et une interdiction de contact avec la victime. La décision rendue par les juges s’est finalement avérée plus sévère sur le quantum de la peine privative de liberté, mais avec une durée moindre que celle plaidée par l’accusation.

Des obligations de soins et une interdiction de contact

Outre la peine d’un an de prison ferme, la mère devra suivre des soins psychologiques. Les juges ont également prononcé une interdiction d’entrer en relation avec sa fille. Cette mesure vise à protéger l’enfant, déjà vulnérable en raison de sa pathologie génétique rare. Aucune information n’a filtré sur les circonstances exactes qui ont conduit la mère à administrer la substance illicite, ni sur l’état de santé actuel de la fillette après ce geste.

Un dossier à la fois sanitaire et judiciaire

Cette affaire mêle questions médicales et pénales. La maladie neurogénétique dont souffre l’enfant a probablement pesé dans l’évaluation de la responsabilité parentale. Le tribunal a dû apprécier la gravité d’un acte qui, au-delà de l’atteinte à l’intégrité physique, a placé une enfant hospitalisée dans une situation de danger immédiat. Le parquet avait insisté sur la nécessité de prévenir la récidive en imposant un suivi psychologique, ce que le jugement a repris.

L’avocate de la mère et celle de la partie civile n’ont pas communiqué publiquement leurs réactions dans l’immédiat. La décision est susceptible d’appel dans les délais légaux. L’enfant a, selon plusieurs sources concordantes, été prise en charge par les services sociaux et placée dans un environnement protégé.

Cette condamnation illustre la sévérité avec laquelle la justice marseillaise traite les actes de maltraitance impliquant des stupéfiants sur mineurs, particulièrement en milieu hospitalier. Elle rappelle aussi les difficultés à concilier protection de l’enfance et accompagnement des parents en souffrance.