Le groupe européen de systèmes de missiles MBDA a officialisé, ce jeudi 11 juin, un projet industriel de grande ampleur dans le secteur de la défense. Le site, implanté aux abords d’Orléans, sera destiné à la production d’éléments mécaniques destinés aux missiles. Selon les informations communiquées par le missilier, le nouveau bâtiment devrait être deux fois plus vaste que son installation actuelle à Bourges.
Un investissement dans un contexte de forte demande
Dans un premier temps, l’activité démarrera dans un bâtiment déjà existant, afin de lancer les opérations dès le début de l’année 2027. Parallèlement, un édifice neuf sera érigé sur un terrain adjacent, acquis par le groupe. Ce n’est qu’à partir de 2030 que la cadence de production devrait atteindre son rythme maximal.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie de montée en puissance industrielle. MBDA ambitionne de multiplier par six son volume de production de missiles entre 2023 et 2030. Cette expansion répond à une demande accrue des États, dans un contexte de renforcement des capacités militaires.
Une annonce peu avant un salon majeur
L’information a été révélée à quelques jours de l’ouverture du salon de défense Eurosatory, qui se tient à Paris. Ce rendez-vous biannuel rassemble les principaux acteurs de l’armement et devrait offrir à MBDA une vitrine pour détailler ses nouveaux projets.
La nouvelle usine devrait générer plusieurs dizaines de recrutements dans la région orléanaise. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles aides ou aménagements du territoire pour accompagner cette implantation.
MBDA, un poids lourd de l’industrie de défense
MBDA est un acteur européen de premier plan, contrôlé par Airbus, le britannique BAE Systems et l’italien Leonardo. Le groupe conçoit et fabrique une large gamme de missiles, allant des systèmes antichars aux missiles de croisière. Il est également impliqué dans des programmes de drones et de systèmes de frappe longue portée.
L’entreprise dispose déjà de plusieurs sites en France, notamment à Bourges, qui sert actuellement de référence pour la production d’éléments mécaniques. Le nouveau site orléanais viendra donc en complément, avec une capacité nettement supérieure.