Une information judiciaire a été ouverte après le décès d’un enfant de 11 ans, survenu dans la nuit de dimanche à lundi à Rennes. Les deux adolescents interpellés, âgés de 15 et 16 ans, ont été présentés mercredi matin au tribunal judiciaire. Ils ont été mis en examen pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placés en détention provisoire dans la foulée, a-t-on appris auprès du parquet.

Des faits présentés comme une vengeance

Selon les déclarations des mis en cause lors de leur garde à vue, l’agression s’inscrirait dans un contexte de conflit lié à du matériel de pêche. Les deux adolescents auraient expliqué aux enquêteurs avoir voulu « se venger » parce que la victime leur aurait volé du matériel de pêche. Cette version des faits devra être vérifiée par l’enquête en cours.

Les circonstances exactes du drame restent à établir. Les examens médico-légaux pratiqués sur le corps de l’enfant doivent permettre de déterminer les causes précises de la mort. Une autopsie a été ordonnée par le parquet.

Une enquête criminelle confiée à la police judiciaire

L’enquête, ouverte pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans », a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Rennes. Les investigations se poursuivent pour comprendre le déroulement exact des événements et établir les responsabilités pénales de chacun des deux adolescents.

Les auditions des témoins, l’exploitation de la vidéosurveillance et les analyses techniques sont en cours. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer s’il y a eu préméditation et quel a été le rôle exact de chaque mis en cause.

Une procédure judiciaire sous le régime de la minorité

Compte tenu de l’âge des suspects – 15 et 16 ans –, la procédure se déroule sous le régime de la minorité. Une information judiciaire a été ouverte auprès du juge des enfants. Le juge d’instruction devra notamment se prononcer sur la question de la discernement et sur les éventuelles mesures éducatives ou pénales applicables.

Les deux adolescents ont été placés en détention provisoire, une mesure exceptionnelle pour des mineurs mais justifiée par la gravité des faits et les risques de pression sur les témoins ou de réitération.

Un choc dans le quartier et dans la ville

Le décès de cet enfant a provoqué une vive émotion dans le quartier où il résidait et plus largement à Rennes. Une cellule psychologique a été mise en place dans l’école où il était scolarisé pour soutenir les élèves et les enseignants.

Les réactions officielles se sont multipliées, exprimant la consternation face à ce drame. La question de la violence chez les mineurs et des moyens de la prévenir est à nouveau posée. L’enquête devra apporter des réponses sur les circonstances précises de ce qui s’apparente, selon les premiers éléments, à un passage à l’acte d’une rare violence pour des motifs futiles.