Un nouveau drame par arme à feu a endeuillé Nantes ce jeudi 4 juin. En début d’après-midi, vers 12 h 30, des détonations ont été signalées par des résidents dans le secteur de La Bottière, un quartier de l’est de la ville. Les policiers, dépêchés sur les lieux, ont découvert le corps sans vie d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, touché à plusieurs reprises par des projectiles.

Un quadrième homicide en un mois

Cet assassinat intervient dans un contexte de violences récurrentes liées au narcotrafic. Il s’agit en effet du quatrième décès par balle enregistré dans la métropole nantaise depuis la fin du mois d’avril. Les trois précédents homicides, survenus en l’espace de quelques semaines, avaient déjà suscité l’inquiétude des habitants et des autorités locales. Le dernier en date, le 27 mai, s’était produit près du stade de la Beaujoire ; un autre avait eu lieu une dizaine de jours auparavant. La multiplication des règlements de comptes dans l’espace public interroge sur l’emprise des réseaux de trafic de stupéfiants dans certains quartiers.

Quatre auteurs présumés en fuite

Selon les premiers éléments de l’enquête, quatre individus sont suspectés d’avoir pris part à cette fusillade. Ils ont pris la fuite avant l’arrivée des forces de l’ordre. Le quartier a été immédiatement bouclé par la police afin de procéder aux constatations et de tenter de localiser les fuyards. La Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) a été saisie des investigations,ce qui confirme la piste privilégiée d’un contexte criminel lié au trafic de drogue.

Une enquête ouverte pour homicide

Les enquêteurs s’attachent à identifier les auteurs et à déterminer les circonstances exactes du drame. L’autopsie de la victime doit être réalisée dans les prochains jours. Parallèlement, les investigations de voisinage et l’exploitation des caméras de vidéoprotection du secteur sont en cours. La police judiciaire nantaise est mobilisée sur ce dossier, qui s’inscrit dans une série noire que la ville n’avait pas connue depuis plusieurs années.

Un climat de tension croissante

Les riverains de La Bottière témoignent d’un sentiment d’insécurité grandissant. « On entend régulièrement des tirs la nuit, mais en plein jour, c’est choquant », confie un habitant sous couvert d’anonymat. Les élus locaux, qui réclament un renforcement des effectifs de police et des moyens de lutte contre le narcotrafic, devraient se réunir dans les prochains jours pour évoquer la situation. La préfecture de Loire-Atlantique n’a pas encore communiqué officiellement sur ce nouvel homicide.