Le New York Knicks a conquis le championnat NBA pour la première fois depuis 1973, en remportant le cinquième match de la série finale face aux San Antonio Spurs sur le score de 94-90, samedi 13 juin au Frost Bank Center.
Menant la série quatre victoires à une, la formation new-yorkaise a refermé une finale à sens unique en dominant la jeune équipe texane sur son propre terrain, sous les yeux du prince Harry présent dans les tribunes.
Brunson écrit l'histoire
Le meneur Jalen Brunson a été le grand artisan de ce succès, inscrivant 45 points, un nouveau record personnel en finale pour un joueur des Knicks, surpassant les 38 points de Willis Reed lors du match 3 des finales 1970 contre les Lakers.
« Sans lui, nous n'aurions jamais été en mesure de réaliser cela », a déclaré un membre de l'encadrement des Knicks après la rencontre, saluant la performance de son leader.
Brunson a mené une nouvelle remontée de son équipe, après le retour historique opéré lors du match 4, où les Knicks avaient comblé un retard de 29 points – le plus important jamais comblé en finale NBA.
Dans cette cinquième manche, New York a été mené de seize points au deuxième quart-temps et de dix points au début du quatrième quart-temps, avant que Brunson ne prenne le match à son compte.
Côté Spurs, la révolte inachevée
La star française Victor Wembanyama a réalisé une performance solide avec 19 points, 14 rebonds et 5 contres, mais n'a pu empêcher la défaite des siens.
Le rookie Dylan Harper, sorti du banc, a inscrit 25 points pour San Antonio, qui n'a pas su contenir la détermination new-yorkaise.
Les Spurs, vainqueurs de la Conférence Ouest après avoir éliminé le champion en titre Oklahoma City Thunder, n'ont remporté qu'un seul match dans cette série, après avoir pourtant mené au score à plusieurs reprises.
Une ville en liesse, des incidents isolés
Dès le coup de sifflet final, l'Empire State Building s'est paré des couleurs orange et bleu des Knicks, tandis que des milliers de fans se sont rassemblés devant le Madison Square Garden et dans les bars de la ville.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, avait appelé à la retenue sur les réseaux sociaux avant la rencontre, précisant que la municipalité travaillait avec l'équipe pour organiser des rassemblements dans plusieurs lieux emblématiques. « En célébrant, soyez responsables, veillez les uns sur les autres, restez prudents », avait-il écrit.
Cette mise en garde faisait suite à plusieurs incidents violents rapportés à New York, dont une agression ayant conduit un supporteur des Spurs à l'hôpital, et une attaque contre un employé de fast-food portant le maillot de San Antonio.
Des joueurs des deux équipes ont condamné publiquement ces actes.
Ticketmaster éteint la polémique
Avant la rencontre, une controverse avait éclaté concernant d'éventuelles annulations de billets pour les fans venus de New York.
La plateforme Ticketmaster avait initialement indiqué sur son site que les achats effectués par des personnes situées à plus de 241 kilomètres de la salle seraient annulés.
La gouverneure de l'État de New York, Kathy Hochul, avait dénoncé cette mesure sur les réseaux sociaux, estimant que les fans méritaient d'assister à ce moment historique.
Ticketmaster a ensuite rassuré en affirmant qu'aucun billet acheté via sa plateforme « n'a été ni ne sera annulé ».
Un titre après un demi-siècle d'attente
Ce troisième titre NBA pour les Knicks, après ceux de 1970 et 1973, met un terme à la plus longue disette de la franchise et à la longue attente d'une ville entière.
Leurs supporteurs, qui ont rempli les rues et les écrans géants tout au long des playoffs, ont enfin pu célébrer un succès que beaucoup n'avaient jamais connu.