Nigel Farage, chef du Reform UK, a annoncé qu'il ferait une déclaration concernant son « avenir dans la vie publique » ce lundi à 14 heures (heure de Londres). Cette prise de parole intervient dans un contexte de pression croissante, après la révélation qu'il aurait bénéficié d'un soutien financier et matériel de la part de George Cottrell, un proche allié ayant purgé une peine de prison aux États-Unis pour fraude électronique.
Selon des informations parues dans la presse britannique, ce soutien, intervenu avant les élections de 2024, aurait inclus la prise en charge de personnels chargés de la sécurité de M. Farage et de la production de ses contenus sur les réseaux sociaux. Il aurait également utilisé un logement situé à proximité du palais de Buckingham, loué par George Cottrell.
Cette affaire s'ajoute à une autre controverse : depuis le mois de mai, le commissaire aux normes parlementaires mène une enquête sur M. Farage pour ne pas avoir déclaré un don de 5 millions de livres sterling (environ 5,8 millions d'euros) qu'il aurait reçu d'un donateur milliardaire du Reform UK, Christopher Harborne, avant son élection comme député de Clacton. Ce don a été effectué en avril 2024.
Christopher Harborne, basé en Thaïlande et investisseur britannique dans les cryptomonnaies, est l'un des principaux bailleurs de fonds du parti, ayant versé au total 15 millions de livres sterling au Reform UK depuis le début de l'année 2024.
Un débat sur les règles de déclaration
M. Farage conteste tout manquement, arguant qu'il n'était pas tenu de déclarer ces avantages selon le règlement de la Chambre des communes et qu'il n'a enfreint aucune règle. Ses adversaires politiques estiment pourtant que ces omissions doivent faire l'objet d'une enquête approfondie.
La déclaration de M. Farage est attendue avec attention, alors que des voix s'élèvent pour réclamer une clarification sur ses liens financiers et sur la transparence de ses comptes. Les partis rivaux appellent à ce que ces affaires soient examinées par le comité des normes parlementaires.
Cette annonce intervient dans un climat politique tendu, où les questions sur le financement des partis et la probité des élus sont au cœur des débats. Le gouvernement britannique a d'ailleurs récemment évoqué un possible durcissement des règles concernant les dons politiques, ce qui pourrait avoir des conséquences pour l'ensemble de la classe politique.