Une attaque russe d'envergure a frappé Kiev ce jeudi 2 juillet, causant la mort d'au moins dix personnes et blessant des dizaines d'autres, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Il s'agit de l'une des offensives les plus meurtrières contre la capitale ces derniers mois.
Les sirènes d'alerte ont retenti en milieu de matinée avant que plusieurs missiles ne touchent des quartiers résidentiels et des infrastructures civiles. Les secours se sont rapidement déployés sur les lieux des impacts, où des immeubles d'habitation ont été endommagés et des véhicules incendiés. Des images diffusées par les services d'urgence montrent des équipes de pompiers luttant contre les flammes et des habitants évacués.
Le bilan provisoire fait état d'une dizaine de tués et de plusieurs dizaines de blessés, selon des sources officielles ukrainiennes. Les hôpitaux de la ville ont été mobilisés pour prendre en charge les victimes, certaines dans un état grave. Les autorités locales ont appelé les habitants à donner leur sang pour faire face à l'afflux de blessés.
Une riposte ukrainienne en Crimée
Cette attaque intervient dans un contexte de violents échanges militaires. Quelques jours plus tôt, le 21 juin, une frappe de drones ukrainienne avait visé la Crimée annexée, faisant au moins quatre morts. Kiev n'a pas officiellement revendiqué cette opération, mais elle s'inscrit dans une série de frappes ciblant des installations russes en territoire occupé.
Le 18 juin, l'Ukraine avait lancé une attaque record de drones contre Moscou, ciblant notamment une raffinerie de pétrole dans la région de la capitale russe. Cette offensive, la plus massive jamais menée par Kiev sur le territoire russe depuis le début du conflit, avait provoqué des dégâts matériels et des perturbations, mais n'avait pas fait de victimes selon les autorités russes.
L'escalade se poursuit
Ces événements illustrent une escalade continue entre les deux camps. Après la frappe record de drones ukrainiens sur Moscou le 18 juin, la Russie avait intensifié ses bombardements sur l'Ukraine, frappant des infrastructures énergétiques et des centres urbains. L'attaque du 2 juillet sur Kiev semble s'inscrire dans cette logique de représailles et d'intimidation.
Les autorités ukrainiennes ont dénoncé une « attaque terroriste délibérée » contre des civils, tandis que Moscou affirme viser des cibles militaires. La communauté internationale a condamné ces frappes et renouvelé ses appels à la désescalade, alors que le conflit entre dans son troisième année sans perspective de trêve.
Les infrastructures civiles en ligne de mire
Kiev, qui avait été relativement épargnée ces derniers mois, subit à nouveau des frappes intensives. Les services de défense antiaérienne ukrainiens affirment avoir intercepté une partie des projectiles, mais plusieurs missiles ont atteint leurs cibles. Les dégâts matériels sont importants dans les quartiers touchés, avec des immeubles résidentiels gravement endommagés et des voies publiques obstruées par les débris.
Le gouvernement ukrainien a réitéré son besoin urgent de systèmes de défense aérienne supplémentaires pour protéger ses villes. Les alliés occidentaux ont promis de nouvelles livraisons, mais leur mise en place reste lente face à l'intensité des bombardements russes.
Bilan humain en hausse
Selon un bilan actualisé en milieu de journée, au moins treize personnes auraient péri dans cette attaque, selon certaines sources, le chiffre de dix morts étant provisoire. Les opérations de recherche et de déblaiement se poursuivent sous les décombres, laissant craindre que le bilan ne s'alourdisse. Les autorités locales ont ouvert une cellule de crise pour coordonner les secours et recenser les victimes.
Cette attaque confirme que, malgré les discussions diplomatiques sporadiques, les hostilités restent intenses sur le terrain, en particulier autour de la capitale ukrainienne, cible stratégique et symbolique pour les forces russes.