OpenAI a annoncé l'arrêt de son navigateur web alimenté par intelligence artificielle, Atlas, moins d'un an après son lancement. La décision a été officialisée par la société, qui précise que certaines des fonctions développées pour ce produit seront progressivement intégrées à l'application ChatGPT.

Lancé en grande pompe comme une tentative de réinventer la navigation sur internet grâce à l'IA, Atlas devait permettre aux utilisateurs d'interagir avec des pages web de manière plus fluide, en utilisant des commandes en langage naturel pour rechercher, résumer ou interagir avec le contenu. OpenAI avait mis en avant des fonctionnalités comme la synthèse automatique d'articles longs ou la capacité à poser des questions directement sur le contenu d'une page.

Moins d'un an après cette mise sur le marché, le projet est donc abandonné. Ce retrait, bien que soudain, n'est pas total : OpenAI indique que les technologies développées pour Atlas ne disparaissent pas. Elles vont être réutilisées et adaptées pour enrichir l'expérience de ChatGPT, l'assistant conversationnel phare de l'entreprise. Concrètement, certaines capacités de navigation et d'interaction avancée avec le web devraient être accessibles depuis l'interface de ChatGPT.

Ce mouvement s'inscrit dans la stratégie plus large de l'entreprise californienne, qui cherche à consolider ses produits autour de sa plateforme principale plutôt que de multiplier des applications autonomes. En recentrant le développement sur ChatGPT, OpenAI espère toucher une base d'utilisateurs plus large et offrir une expérience unifiée.

Parallèlement, OpenAI ne renonce pas aux innovations liées au surf assisté par intelligence artificielle. La société continue d'explorer des moyens d'intégrer des capacités de parcours web intelligent dans ses services, sans passer par un navigateur dédié. Des prototypes et des tests sont en cours pour permettre à ChatGPT de naviguer sur internet de manière plus autonome et plus efficace, en s'appuyant sur les leçons tirées du projet Atlas.

Ce retrait suscite des interrogations sur la capacité des navigateurs spécialisés par IA à trouver leur public face aux géants établis et aux assistants intégrés directement dans les systèmes d'exploitation ou les navigateurs classiques. Pour l'instant, OpenAI choisit la prudence en misant sur l'intégration plutôt que sur une concurrence frontale sur le marché des navigateurs web.