La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a franchi une première étape en faveur de Nicolas Sarkozy. Jeudi 9 juillet 2026, elle a déclaré recevable la requête déposée par l'ancien président de la République dans le cadre de l'affaire dite « des écoutes » ou « Bismuth ». Cette décision ouvre la voie à un examen au fond du dossier par les juges strasbourgeois.

Si la CEDH venait à donner raison à Nicolas Sarkozy, elle pourrait condamner la France pour violation de la Convention européenne des droits de l'homme. Dans ce cas, l'ancien chef de l'État pourrait demander la révision de son procès devant les juridictions nationales. L'enjeu est considérable pour celui qui conteste les conditions dans lesquelles ses conversations téléphoniques ont été utilisées contre lui.

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Patrice Spinosi, a immédiatement salué la décision de la Cour. « Cela permettra aux juges européens de préciser les conditions dans lesquelles doit s’exercer le droit au secret professionnel entre un avocat et son client », a-t-il déclaré, soulignant que le recours porte sur la protection des échanges entre un justiciable et son conseil.

La procédure devant la CEDH va désormais se poursuivre avec un échange de mémoires entre les parties. Aucun calendrier précis n'a été fixé pour le rendu de l'arrêt sur le fond, qui pourrait intervenir dans un délai de plusieurs mois à quelques années. La décision est suivie de près par les observateurs, car elle pourrait avoir des répercussions sur la jurisprudence européenne en matière de secret professionnel et de droits de la défense.

Cette affaire, connue sous le nom de code « Bismuth », est l'une des nombreuses procédures judiciaires auxquelles est confronté Nicolas Sarkozy. L'ancien président, qui a dirigé la France de 2007 à 2012, a toujours contesté les faits qui lui sont reprochés. La classe politique attend désormais la suite de la procédure.