Quatre hommes, dont deux mineurs, ont été mis en examen à la suite du démantèlement d'un atelier clandestin de fabrication d'armes à feu utilisant l'impression 3D, à Pau. L'opération, qui a mobilisé les services de la police judiciaire de Toulouse et de Pau, a permis de saisir un dispositif de production destiné à alimenter un trafic illicite sur les ressorts des tribunaux judiciaires de Toulouse et de Pau.

Des armes létales destinées à la vente

Les investigations, ouvertes sous l'égide du parquet de Toulouse, ont révélé que les armes produites dans cet atelier étaient des pistolets de type Glock modifiés pour tirer des projectiles de calibre 22. Selon la vice-procureure de la République de Toulouse, Lisa Bergereau, ces armes « étaient destinées à la vente, alimentant un trafic illicite ». L'enquête préliminaire, conduite depuis plusieurs mois, a permis de remonter jusqu'à ce site de production.

Quatre interpellations et deux incarcérations

Les quatre suspects, âgés de 17 à 21 ans, ont été interpellés et placés en examen pour diverses infractions à la législation sur les armes. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Le montant des bénéfices tirés de la revente de ces armes n'a pas encore été communiqué par le parquet de Toulouse. L'enquête se poursuit afin de déterminer l'ampleur exacte du trafic et d'identifier d'éventuels complices.