L'ancien premier ministre Gabriel Attal a mis la lutte contre la pédocriminalité au centre de son discours de campagne pour la présidentielle de 2027. Au cours d'une intervention récente, il a proposé la mise en place d'un parquet national dédié à la répression des violences sexistes et sexuelles, une mesure qu'il présente comme indispensable pour renforcer l'efficacité de l'appareil judiciaire.

Cette annonce s'inscrit dans un contexte où la protection de l'enfance et la sanction des agresseurs deviennent des thèmes récurrents du débat politique. Gabriel Attal a insisté sur la nécessité d'un suivi permanent des auteurs de ces infractions. « Il doit y avoir un suivi qui ne s'arrête jamais », a-t-il déclaré, soulignant l'importance d'une surveillance continue pour prévenir les récidives.

Un dispositif aligné sur le modèle antiterroriste

L'ancien chef du gouvernement avait déjà esquissé, quelques jours plus tôt, l'idée d'un alignement des mesures répressives contre la pédocriminalité sur le régime applicable au terrorisme. Cette proposition, qui visait à durcir les peines et à allonger les périodes de suivi judiciaire, trouve aujourd'hui un prolongement concret avec la création envisagée d'un parquet national.

Selon ses déclarations, cette structure spécialisée permettrait de centraliser les enquêtes, d'améliorer la coordination entre les services et de garantir une réponse pénale plus rapide et plus cohérente sur l'ensemble du territoire. Le parquet national aurait également pour mission de traiter les violences sexistes et sexuelles, élargissant ainsi son champ d'action au-delà de la seule pédocriminalité.

Une campagne qui s'intensifie

Alors que le scrutin présidentiel se déroulera dans moins d'un an, Gabriel Attal multiplie les propositions pour tenter de s'imposer comme un candidat crédible dans une compétition déjà très disputée. La lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes apparaît comme un axe fort de son programme, susceptible de séduire un électorat sensible aux questions de sécurité et de justice.

D'autres candidats potentiels ont également abordé ce thème ces dernières semaines, mais la proposition concrète d'un parquet national constitue une avancée notable dans la formulation des engagements électoraux. Reste à savoir si cette mesure sera reprise ou contestée par les autres prétendants à l'Élysée dans les mois à venir.