À un peu plus de neuf mois du premier tour de l’élection présidentielle, Les Écologistes ont mis en orbite leur offre politique. La secrétaire nationale du parti, Marine Tondelier, a dévoilé ce lundi 13 juillet un programme ambitieux intitulé « Pour une prospérité écologique », qui érige la transition environnementale en fondement d’une nouvelle République.

Une VIe République pour refonder les institutions

Au cœur de ce projet figure la volonté de mettre fin au « présidentialisme » par la convocation d’une assemblée constituante. Les Écologistes proposent d’instaurer une « Première République écologique et citoyenne », notion qui entend rompre avec les institutions de la Ve République, jugées trop verticales. Cette réforme constitutionnelle serait accompagnée de la création d’une « sécurité sociale écologique », un mécanisme inédit visant à protéger les citoyens contre les risques liés aux bouleversements climatiques.

Une fiscalité repensée : ISF climatique et TVA verte

Sur le plan économique, le parti avance plusieurs mesures fortes. Il préconise notamment la mise en place d’un « ISF climatique », un impôt sur la fortune spécifiquement affecté au financement de la transition énergétique. Dans le même esprit, une « TVA verte » serait instaurée pour encourager les comportements vertueux. Ces réformes fiscales s’inscrivent dans une logique de redistribution et de lutte contre les inégalités, que les écologistes jugent indissociable de la cause environnementale.

Une nouvelle méthode de gouvernement

Au-delà des mesures concrètes, le programme présenté par Marine Tondelier défend une conception renouvelée de l’exercice du pouvoir. La « Première République écologique et citoyenne » se veut participative, avec une place accrue accordée aux citoyens dans les processus de décision. Les Écologistes entendent ainsi répondre à ce qu’ils perçoivent comme une crise de la représentation démocratique.

Ce projet intervient dans un climat politique tendu à gauche, alors que la question de l’unité en vue de la présidentielle 2027 continue de diviser. Le parti écologiste a déjà verrouillé son investiture en excluant les figures dissidentes, et maintient la possibilité d’une candidature de Marine Tondelier si la primaire de gauche échouait. La publication de ce programme constitue une étape supplémentaire dans la stratégie d’autonomie du parti, qui entend peser de tout son poids dans le débat présidentiel.