L’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, démis de ses fonctions après sa condamnation en première instance, est de nouveau jugé à partir de ce lundi 8 juin devant la cour d’appel de Lyon. Il avait été reconnu coupable, le 1er décembre 2025, dans l’affaire dite du chantage à la sextape, une affaire que l’accusation avait décrite comme « d’une extrême gravité » lors du premier procès. La peine prononcée à son encontre était de cinq ans de prison, dont quatre ans ferme.
Durant cette semaine d’audience, programmée du 8 au 12 juin, les magistrats lyonnais vont examiner un dossier qui mêle des faits de chantage, d’homophobie et de malversations. L’accusation avait notamment souligné le caractère crapuleux de l’affaire. Gaël Perdriau, comme l’ancien président Nicolas Sarkozy, tente de se dégager du soupçon d’association de malfaiteurs. Les deux hommes partagent le même avocat. La défense de l’ex-édile stéphanois cherche à charger son ancien bras droit, espérant ainsi atténuer sa propre responsabilité.
Le délit d’association de malfaiteurs au cœur des enjeux
Cette qualification pénale, rarement utilisée dans des dossiers politiques, est au centre des débats. L’accusation estime que Gaël Perdriau a participé à une entente criminelle visant à organiser un chantage sur une personne, avec l’aide de complices. La défense conteste cette analyse et tente de démontrer que son client n’a pas eu de rôle central dans le montage. L’issue de ce procès en appel pourrait avoir des répercussions importantes sur la jurisprudence concernant l’implication d’élus dans des affaires de ce type.
Contexte judiciaire et politique
Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne (Loire), a perdu son mandat à la suite de sa condamnation. Il avait fait appel de la décision, ce qui a suspendu l’exécution de la peine. Le procès en appel doit permettre de réexaminer l’ensemble des preuves et des témoignages. L’affaire a déjà eu un retentissement médiatique important, en raison de la nature des faits – un chantage à la sextape – et de la fonction élective de l’accusé.
L’audience se tient à Lyon, une ville proche de Saint-Étienne, où l’affaire avait été jugée en première instance. Les observateurs attendent de savoir si la cour suivra le raisonnement des premiers juges ou si elle adoptera une position différente. La décision devrait être rendue dans les semaines suivant la fin des débats.