Le groupe Air France-KLM s'engage dans une modification de son identité corporative, et son président-directeur général, Ben Smith, a choisi de jouer la carte de l'humour et de la discrétion sur le futur nom.

Un changement de nom déjà acté

La direction du groupe a confirmé que la holding qui réunit les deux compagnies nationales, Air France et KLM, va être rebaptisée dans un avenir proche. Cette décision s'inscrit dans une stratégie de modernisation et de clarification de l'image de l'entité qui, depuis sa création en 2004, porte le nom composé de ses deux filiales.

Interrogé sur ce dossier, Ben Smith s'est montré évasif mais non sans malice. Il a évoqué les nombreuses suggestions qui circulent déjà dans les milieux professionnels et auprès du public, sans en confirmer aucune, mais sans non plus les démentir. Selon lui, cette effervescence autour de la nouvelle appellation est un signe de l'attachement des parties prenantes au groupe.

Des rumeurs qui vont bon train

Parmi les noms qui ont filtré, certains reprennent des acronymes ou des associations de mots liés à l'histoire des deux transporteurs. Les spéculations vont de propositions sobres comme « Air France KLM Group » à des créations plus originales mêlant les identités françaises et néerlandaises. Ben Smith a plaisanté sur la variété des suggestions, tout en laissant entendre que la décision finale est déjà prise et que l'annonce interviendra au moment jugé opportun.

Le dirigeant a notamment déclaré : « Je vois passer beaucoup d'idées, certaines très créatives, d'autres moins. Mais nous avons fait notre choix, et je pense que les gens seront agréablement surpris. » Il a toutefois refusé de donner la moindre indication sur le calendrier de dévoilement.

Un enjeu stratégique et symbolique

Au-delà de l'aspect anecdotique, ce changement de nom revêt une importance stratégique pour le groupe. Depuis la fusion, l'entité juridique porte le nom de ses deux filiales, ce qui peut prêter à confusion quant à la gouvernance et à la marque principale. Un nom unique permettrait de renforcer la cohérence de l'ensemble et d'affirmer une identité propre face à ses concurrents, notamment les grandes alliances internationales.

Le groupe Air France-KLM, qui emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes et transporte des millions de passagers chaque année, cherche également à se réinventer après une période marquée par la pandémie de Covid-19 et la reprise mouvementée du trafic aérien. Cette nouvelle appellation s'inscrit dans une série d'initiatives visant à redynamiser l'image du groupe.

Les réactions en interne

Du côté des salariés et des syndicats, l'attente est teintée de curiosité. Plusieurs représentants du personnel ont indiqué qu'ils espèrent que le nouveau nom saura refléter à la fois l'héritage des deux compagnies et la modernité du groupe. Certains craignent toutefois qu'un nom jugé trop éloigné des marques historiques ne crée une rupture avec la clientèle fidèle.

Ben Smith a balayé ces inquiétudes en assurant que les marques commerciales Air France et KLM, sous lesquelles les vols sont opérés, ne seront pas affectées par le changement. Le rebaptême ne concerne que la holding, qui chapeaute les activités des deux transporteurs. Ainsi, les passagers continueront de voyager avec leurs compagnies habituelles.

Un suspense orchestré

En entretenant le mystère, le PDG semble vouloir créer un événement autour de cette annonce. Les experts en communication notent que cette stratégie permet de capter l'attention des médias et du public, et de préparer le terrain pour l'arrivée du nouveau nom. Plusieurs cabinets spécialisés auraient été consultés pour trouver une appellation à la fois distinctive et fédératrice.

Le groupe a déjà fait savoir que la nouvelle identité ne sera pas dévoilée lors d'une simple conférence de presse, mais fera l'objet d'une campagne de communication plus large. Des rumeurs évoquent la possibilité d'un événement en grande pompe dans les semaines à venir.

En attendant, les spéculations continuent d'alimenter les conversations dans les aéroports et les salons professionnels. Ben Smith, lui, savoure le suspense.