Le 4 juillet 2026, les États-Unis ont célébré le 250e anniversaire de leur indépendance avec un spectacle pyrotechnique d'une ampleur inédite. Le président Donald Trump avait promis « le plus grand feu d'artifice de l'histoire » pour la capitale fédérale. Ce pari a été tenu : 850 000 engins pyrotechniques ont été lancés en quarante minutes, battant le record du livre Guinness. Cependant, cet exploit technique a eu des conséquences environnementales et sanitaires immédiates.

L'entreprise suisse IQAir a relevé une forte augmentation des particules fines PM2.5 dans plusieurs régions du pays après les tirs. L'organisation a indiqué que tard dans la nuit du 4 juillet, les cartes de qualité de l'air affichaient des concentrations élevées de ces polluants. Elle a précisé que cette pollution est généralement temporaire, mais que les tirs ayant lieu après le coucher du soleil, l'atmosphère plus stable permet à la fumée de s'accumuler près du sol. Dans la matinée du 5 juillet, Detroit est brièvement devenue la grande ville la plus polluée au monde, tandis que Chicago, Minneapolis et Washington D.C. figuraient également en haut des classements. Les autorités de la capitale ont émis une alerte rouge à la qualité de l'air, conseillant aux résidents de limiter leurs activités extérieures et avertissant que l'air était « malsain pour les personnes âgées, les enfants et les personnes souffrant de problèmes médicaux ».

Outre la pollution atmosphérique, les festivités ont provoqué de nombreux incendies. Le Centre national interagences de lutte contre les incendies (NIFC) a recensé 124 nouveaux départs de feu à travers le pays durant le week-end du 4 juillet. À New York, un incendie s'est déclaré sur le pont de Brooklyn pendant le feu d'artifice lui-même. Ces événements ravivent le débat sur l'opportunité des feux d'artifice en période de sécheresse et de canicule.

Ces incidents surviennent alors que la France se prépare à ses propres célébrations du 14 juillet. Face aux risques d'incendie et aux conditions météorologiques extrêmes, plusieurs communes françaises ont déjà annoncé l'annulation ou le report de leurs feux d'artifice. Durant l'été 2025, des villes comme Toulon, Tours ou Narbonne avaient opté pour des spectacles de drones en remplacement des tirs pyrotechniques, en raison des incendies ravageurs. Le bilan américain du 4 juillet 2026 pourrait alimenter les réflexions sur les alternatives aux feux d'artifice traditionnels.

Alors que les images du gigantesque spectacle ont fait le tour du monde, les conséquences sanitaires et écologiques de ce show record interrogent la pérennité de ce type de célébration, à l'heure où les épisodes de chaleur extrême et les sécheresses se multiplient.