La verrerie Duralex, connue pour ses célèbres verres en verre trempé, fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire. Les entreprises intéressées par sa reprise disposent d'un délai courant jusqu'au 6 août pour manifester leur intérêt et soumettre une offre, selon une décision du tribunal de commerce.
Cette échéance a été fixée alors que l'usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret, a suspendu sa production pour une durée minimale de quinze jours depuis la mi-juin. La direction avait justifié cette mesure par des difficultés financières persistantes, plongeant les 200 salariés dans l'incertitude.
Un contexte économique tendu
L'entreprise, spécialisée dans la fabrication de verres et de plats en verre trempé, subit depuis plusieurs années une concurrence accrue et des coûts énergétiques élevés. Malgré un plan de relance et des aides publiques, la société n'est pas parvenue à retrouver un équilibre financier durable. Le placement en redressement judiciaire ouvre désormais une période d'observation durant laquelle les dirigeants et les représentants du personnel espèrent trouver un repreneur capable de préserver l'outil industriel et les emplois.
Une marque emblématique
Créée en 1945, Duralex a bâti sa réputation sur la résistance de ses produits, présents dans les cantines, les restaurants et les foyers français. L'usine, qui emploie environ 200 personnes, constitue un symbole industriel dans le secteur du verre en France. Les collectivités locales et l'État ont exprimé leur souhait de voir se concrétiser une solution de reprise pérenne.
Prochaines étapes
Les candidats à la reprise doivent déposer leur dossier complet avant le 6 août. Le tribunal de commerce examinera ensuite les offres et pourrait se prononcer dans les semaines suivantes. D'ici là, les salariés restent mobilisés pour défendre leur outil de travail et le savoir-faire unique de la verrerie.