La députée de La France insoumise Sophia Chikirou a été relaxée de l'accusation de tentative d'escroquerie par le tribunal correctionnel de Paris, qui a rendu son délibéré ce lundi 8 juin 2026. En revanche, l'élue a été déclarée coupable de vol de chèques et condamnée à une amende.
L'affaire portait sur des faits remontant à plusieurs années, liés à des chèques du média « Le Média ». La qualification de tentative d'escroquerie, qui faisait peser une menace pénale plus lourde, n'a pas été retenue par les juges. Ceux-ci ont estimé que les éléments constitutifs de cette infraction n'étaient pas réunis.
Une relaxe partielle mais une condamnation
Sophia Chikirou a toutefois été reconnue coupable de vol pour le même dossier. La peine prononcée est une amende, dont le montant n'a pas été précisé dans les premières informations disponibles. La députée devra également faire face aux conséquences civiles éventuelles de cette condamnation.
Cette décision intervient après plusieurs mois de procédure judiciaire. La députée avait été mise en examen dans le cadre d'une enquête portant sur des irrégularités présumées dans la gestion du média fondé par des proches de Jean-Luc Mélenchon. Le parquet avait requis un renvoi en correctionnelle pour tentative d'escroquerie et vol.
Une trajectoire politique sous tension
Sophia Chikirou, figure de La France insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, occupe un siège à l'Assemblée nationale depuis les élections législatives de 2022. Cette affaire judiciaire avait jeté une ombre sur son parcours politique, certains adversaires réclamant des explications sur sa gestion des comptes du média.
La relaxe pour tentative d'escroquerie constitue un soulagement pour la députée, qui a toujours contesté les faits les plus graves. Sa condamnation pour vol, bien que moins lourde, pourrait néanmoins avoir des implications sur son mandat ou sa réélection éventuelle.
Réactions et suites
Les réactions des responsables politiques n'ont pas encore été rendues publiques. La défense de Sophia Chikirou pourrait décider de faire appel de la condamnation pour vol, tandis que le parquet pourrait également se pourvoir en cassation sur la relaxe. L'avenir judiciaire de la députée dépendra donc des recours engagés.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de procédures visant plusieurs figures de La France insoumise, notamment autour des comptes de campagne et de la gestion de structures associées au mouvement.