Le gouvernement a officialisé la suppression des aides personnalisées au logement (APL) pour une partie des étudiants étrangers. Un décret paru au Journal officiel le 28 juin 2026 précise que, dès le 1er juillet, les étudiants extra-européens non boursiers ne pourront plus prétendre à cette allocation. Cette décision s'inscrit dans un contexte de recherche d'économies budgétaires.
Qui est concerné ? Sont visés les étudiants qui ne sont pas ressortissants d'un État membre de l'Union européenne et qui ne perçoivent pas de bourse sur critères sociaux. Selon les données officielles, environ 7 500 foyers seraient touchés par cette mesure. En revanche, les étudiants boursiers, quelle que soit leur nationalité, continueront de percevoir les APL, de même que les ressortissants de l'Union européenne. Des exceptions sont également prévues pour les réfugiés, les apatrides, les bénéficiaires de la protection subsidiaire et les étudiants algériens, qui restent couverts par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Un objectif d'économies L'exécutif justifie cette réforme par la nécessité de réduire les dépenses publiques. Les économies attendues sont estimées à 45 millions d'euros par an. Aucune procédure parlementaire n'a été nécessaire : le gouvernement a choisi la voie réglementaire en modifiant les conditions d'attribution des APL par simple décret.
Un durcissement progressif Cette mesure s'ajoute à une série de restrictions concernant les étudiants étrangers. Depuis plusieurs années, les conditions d'accès au séjour et aux prestations sociales pour les ressortissants hors Union européenne ont été progressivement durcies. Avec cette nouvelle disposition, le logement devient un levier supplémentaire de la politique migratoire et budgétaire.
Les modalités pratiques Les étudiants concernés devront se signaler auprès des Caisses d'allocations familiales (CAF) afin de régulariser leur situation. Le versement des APL cessera automatiquement à la date d'entrée en vigueur du décret. Aucune période transitoire n'est prévue, ce qui pourrait entraîner des difficultés immédiates pour les locataires concernés. Des associations étudiantes ont déjà fait part de leur inquiétude face aux conséquences de cette suppression sur les conditions de vie des étudiants étrangers.